Jean-Paul Charbaut, RI 1971

Carte de visite : 06 81 45 87 81 / jean-paul.charbaut@orange.fr
Président d’honneur de la section régionale Languedoc Roussillon de l’association des Sciences-po.
Membre du conseil d’administration du JAM, salle de concert et école de jazz à Montpellier, en charge du mécénat et des relations publiques.
Licencié au MUC Cyclo, à la Fédération française de cyclotourisme et membre de La Roue Libre.
Père de Grégoire, diplômé SCPO 2004 actuellement administrateur territorial en région Île-de-France et beau père de Cécile Charbaut-Laville diplômé SCPO 2005.
Centres d’intérêt : Le vélo, le jazz, l’organisation d’événements.
Livre de chevet : Vingt ans et plus, Daniel Rondeau, Flammarion, 2014. «L’auteur est un copain de terminale qui a été maoïste, ouvrier en usine pendant dix ans, journaliste, ambassadeur de France à Malte et à l’Unesco.»
Citation fétiche : «Le jazz, c’est comme les bananes, ça se consomme sur place» Jean-Paul Sartre.

Gentilhomme de réseaux

Jean-Paul est un gentilhomme et un homme de relations. Gentil, tout le monde l’a remarqué, depuis qu’en décembre 1994 il a été élu par acclamation président de la section régionale des Sciences-Po. Chaque témoignage apporte une touche concordante : Jean-Paul accueillant les nouveaux venus dans la région et les jaugeant de son doux regard bleu ; Jean-Paul ouvrant son carnet d’adresses pour qui en a besoin ; Jean-Paul créant un réseau de solidarité autour d’un condisciple en difficulté ; Jean-Paul valorisant les talents des un(e)s et des autres… Pas étonnant qu’il soit resté président vingt ans malgré des statuts plus restrictifs ! «J’ai adoré les relations humaines qui se sont tissées dans la communauté des Sciences-Po confie-t-il, et j’ai essayé de mettre mes compétences en RP et organisation d’événements au service du groupe.»
Homme de relations ? C’était inscrit dans son cursus en relations internationales rue Saint-Guillaume. L’étudiant provincial et littéraire – il a une maîtrise d’allemand de la faculté de lettres de Nancy – réside à la cité universitaire internationale. En économie, il reçoit les lumières d’un certain Lionel Jospin, dont il apprendra des années plus tard qu’il était alors trotskiste, mais «cela ne se sentait pas du tout». Il garde un excellent souvenir de l’historien Pierre Milza, «car il ne donnait jamais de galops d’essai les samedis après-midis en cas de Tournoi des cinq nations ; il regardait les matches et ne voulait pas nous en priver.» Sa maîtrise de l’allemand et ses relations avec des enfants de militaires de sa ville natale de Châlons-en-Champagne lui ouvre les portes du SIRPA pour son service national. Il y fait la revue de la presse allemande.
Puis, «pistonné par mon père», Jean-Paul trouve son premier emploi, à Paris, à la Fédération nationale des coopératives de consommation (Coop). Il y reste treize ans, d’abord chargé des relations publiques au cabinet du président, puis des relations internationales, ce qui l’amène notamment en Afrique de l’ouest. En 1985, les Coops font faillite et Jean-Paul part à Lyon avec sa femme médecin et leurs trois enfants pour devenir directeur du Bureau des Congrès de Lyon qu’il crée. Las ! la sauce lyonnaise ne prend pas et voilà Jean-Paul de retour en Champagne-Ardennes, responsable de communication au cabinet du président du conseil général. C’est là, en 1988, qu’il entend l’appel du Midi – «et pas du démon de midi» précise-t-il – sous la forme de postes à pourvoir au Corum, le nouveau palais des congrès de Montpellier voulu par son maire Georges Frêche. Jusqu’en 2011, il y est responsable de la communication et des RP.

Sprint et swing, un pied sur chaque pédale

L’heure de sa retraite en 2011 a été celle, opportune, de la naissance de deux petites-filles parisiennes, et de ses activités associatives, chaque pied bien campé, comme il le dit, sur une pédale, celle du vélo et celle du wah-wah, célèbre en jazz.
Le vélo, c’est une passion ancienne. À l’âge de vingt-quatre ans, avec son premier salaire, il a acheté son premier vélo. C’est des milliers de kilomètres par an : 7500 en 2014 à une moyenne de 22,5 km/h ! C’est la fierté d’avoir longtemps œuvré au Montpellier Tandem Club Handisport, où il servait de guide à une championne aveugle et pédalait quelque soixante kilomètres chaque dimanche matin, et c’est l’exploit d’avoir battu au sprint un ancien professionnel au sommet du col de Perjuret dans les Cévennes !
Jean-Paul a de l’endurance et du ressort et le prouve non seulement par des mollets sur-musclés mais par ses projets actuels : la participation à l’organisation du congrès de la Fédération française de cyclotourisme qui célébrera les 25 ans du MUC Cyclo en décembre 2015 et la recherche de sponsors pour le JAM, salle de concert et école de jazz de Montpellier. Pas facile en période de crise, pourtant c’est vraiment attractif pour particuliers et entreprises, renseignez-vous ! Le jazz est une passion d’adolescence toujours intacte, «je suis tombé dedans à quatorze ans, en pleine période Yéyé, et je n’en suis jamais sorti». Thelonious Monk, John Coltrane et Miles Davis sont sa sainte trinité. Il met un point d’honneur à payer sa place quand il va au concert au JAM «mais je n’attends pas sous la pluie, je sais où sonner pour entrer !»

Par Françoise Bougenot, février 2015
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