Dîner débat avec Martine Ladoucette, DG du CHU de Nîmes — 2 février 2016

C’est devant un auditoire passionné de vingt-cinq personnes que Martine Ladoucette, directrice générale du CHU de Nîmes, a présenté un panorama documenté, argumenté et réaliste du système de santé français, avec ses forces et ses faiblesses.

Martine Ladoucette, DG du CHU de Nîmes, (Sciences-po, SP 81)
Martine Ladoucette, DG du CHU de Nîmes, (Sciences-Po, SP 81)

Organisé à l’initiative de la section régionale des Sciences-Po Alumni, à Castelnau-le-Lez, mardi 2 février, dans le cadre du collectif Alumni Grandes Écoles Languedoc-Roussillon, ce dîner débat a permis de donner une image de la dynamique du système de santé tant dans la médecine hospitalière que dans la médecine de ville.

A retenir parmi les forces, la liberté et la pluralité des acteurs, la bonne densité de la médecine de ville, le pourcentage de reste à charge pour les patients de 8% plaçant notre pays dans les premiers rangs au sein de l’OCDE et de l’Union européenne.
Parmi les faiblesses, l’insuffisance de la prévention primaire, l’accentuation des inégalités dans l’accès aux soins et d’une manière générale, un système de santé dispendieux dont les dépenses croissent trois fois plus vite que le PIB, notamment en raison de la hausse exponentielle des dépenses liées à la prise en charge des affections de longue durée (ALD).

En conclusion, retenons, entre autres, la nécessité de passer du tout curatif au préventif pour une meilleure prise en charge des maladies chroniques, de prendre en compte le vieillissement de la population et de procéder à des réformes courageuses et de grande ampleur. Face à ces enjeux, le risque d’une prise de pouvoir des mutuelles dans la politique de santé existe.
Un grand merci à Martine Ladoucette pour cette très riche présentation très appréciée de toutes et tous.
Pour les Alumni, il est en effet particulièrement important d’échanger si ouvertement avec de hauts responsables issus de leurs rangs et que l’on sent animés par une conception humaniste et citoyenne de leur métier.

Jean-Paul Charbaut, (Sciences-Po, RI 71)
4 février 2016