Fariba Adelkhah : deux ans de privation de liberté

“Le 5 juin 2021 marque le deuxième anniversaire de l’arrestation en Iran de Fariba Adelkhah et Roland Marchal, chercheurs du centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI).
Si Roland Marchal a été libéré le 20 mars 2020, Fariba Adelkhah demeure, depuis deux ans, “privée de liberté sur la seule base de ses travaux universitaires,” selon le comité de soutien à la chercheuse qui le souligne dans une tribune à l’occasion de ce triste anniversaire.”
Suite de l’article.

Les leçons inaugurales de Sciences Po en direct

Pour la première fois, le grand public pourra suivre en direct la plupart des interventions.
Le 9 septembre à 15h30 : Leçon inaugurale du Collège universitaire par Olivier Duhamel, président de la Fondation nationale des sciences politiques sur le thème “Être dans le monde, être à Sciences Po”, avec Frédéric Mion, directeur de Sciences Po et Stéphanie Balme, doyenne du Collège universitaire.

L’ensemble du programme et les liens pour suivre les leçons inaugurales en direct

Annulation de la soirée de rentrée du 15 septembre 2020 au château la Roque

Communiqué du Collectif grandes écoles LR

La situation sanitaire s’est récemment dégradée dans l’Hérault qui a été placé fin août en zone active de circulation du virus, dite zone rouge.
Cette dégradation nous semble malheureusement incompatible avec la tenue de notre évènement du 15 septembre dont nous avons décidé l’annulation.
Les inscriptions sont donc fermées et les participants déjà inscrits recevront sous peu un remboursement, conformément à ce qui avait été indiqué dans ce type de situation.
Espérant que la situation sanitaire s’améliore, nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée et vous revoir en pleine forme à l’occasion d’une prochaine soirée.

Fariba Adelkhah toujours incarcérée en Iran

“Le 5 juin 2019, Fariba Adelkhah et Roland Marchal, tous deux chercheurs au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), étaient arrêtés et emprisonnés à Téhéran. Un an plus tard, malgré la libération de Roland Marchal le 20 mars 2020, Fariba Adelkhah demeure incarcérée dans la prison d’Evin. À l’occasion de ce triste anniversaire, Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix, soutient la chercheuse dans la message relayé par Olivier Duhamel, président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), et Frédéric Mion, directeur de Sciences Po”…

Continuer sur le site de Sciences Po Paris

Fariba_Adelkhah, Directrice de recherche, Sciences Po

Déclic pour la planète

Lou, une étudiante de Sciences Po originaire de Saint-Jean de Védas, a profité du confinement pour réfléchir à la construction d’un monde meilleur. Avec 86 autres élèves en master de politiques environnementales, elle a réfléchi à des pistes de changement politique selon 5 thématiques :

Agriculture et alimentation;
Biodiversité et espaces naturels;
Énergie;
Santé et environnement;
Villes et territoires.

Sur Midi Libre

Le rapport

L’économie sociale et solidaire propose un “new deal”

…”L’économie sociale et solidaire (ESS) n’a pas été épargnée par la crise du Covid-19. Elle se trouve à la fois en première ligne contre l’épidémie tout en étant directement confrontée aux difficultés économiques. Que les structures soient associatives, mutualistes ou coopératives, ou qu’il s’agisse de fondations, les 200.000 entreprises qui composent le secteur sont pleinement touchées par l’épisode sanitaire que nous traversons. Pourtant, passé le temps de l’absorption du choc sanitaire, le secteur s’est vite redressé pour continuer à valoriser le rôle de l’ESS dans sa contribution à la lutte contre l’épidémie et sa place future dans les nouvelles solutions socio-économiques. Jérôme Saddier, Président de la Chambre de l’ESS, Vice-Président du Crédit Coopératif, analyse pour Émile le rôle des acteurs de l’ESS et lance un appel pour une autre économie plus résiliente et solidaire.”

Lire la suite sur Emile

Universalisme versus identité…

…”c’est le combat que se livre désormais une partie de la gauche dans la défense des droits des opprimés. C’est justement à cette «gauche identitaire» que Caroline Fourest, féministe universaliste, s’attaque dans son livre “Génération offensée” publié aux Éditions Grasset. Dans son ouvrage, cette figure de la gauche républicaine déplore que la jeunesse, qui en mai 68 ne rêvait que d’un monde où il serait “interdit d’interdire”, privilégie aujourd’hui la censure et refuse la contradiction. Pour Émile, elle analyse les raisons de ce repli qu’elle juge identitaire et victimaire, et nous parle de la crise du Covid-19 qui pourrait être l’occasion de mettre de côté “les querelles d’identité”.

Lire la suite de l’article sur Emile.

Changer les choses avec son argent (rencontre par visio) le 5 mai

La crise actuelle nous incite à réfléchir à nos modes de vie. A notre échelle, nous nous demandons comment agir via nos choix de consommation, d’investissements, de placements monétaires et financiers. Peuvent-ils constituer un levier de changement à l’échelle nationale et locale?
Pour échanger avec des acteurs de terrain, partager des idées d’actions concrètes à mettre en œuvre rapidement, rendez-vous à la webconférence organisée par le réseau des alumni de grandes écoles et d’universités de la région montpelliéraine :

“Et si j’avais le pouvoir de changer les choses grâce à mon argent ?”
Le mardi 5 mai de 18h00 à 19h00

Inscription sur https://forms.gle/hXHjYuogg69UcVvF6

Seront présents :

Tupac SOULAS, sociétaire bénévole de la NEF (Nouvelle Economie Fraternelle), banque coopérative qui offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle.

Julien Hostache, DG et co-fondateur d’Enerfip, plateforme de financement participatif dédiée aux énergies renouvelables et à l’efficacité energétique, située à Montpellier.

Simon Escoubé (Edhec), fondateur et conseilleur financier chez LSTP, 1er cabinet de conseil en patrimoine inscrit sous le statut d’EURL à mission, situé à Toulouse.

Inscription sur https://forms.gle/hXHjYuogg69UcVvF6

En fonction des retours, nous proposerons d’autres rencontres sur le thème du changement.

Les sociétés à mission : https://www.economie.gouv.fr/cedef/societe-mission

Anne Lenart, en première ligne à la Maison de santé protestante de Nîmes

Anne Lenart est directrice générale de la Maison de santé protestante de Nîmes, dans le Gard, depuis juin 2019. Cette association reconnue d’utilité publique depuis 1872 prend soin de personnes âgées dont certaines handicapées, isolées et/ou précaires. Elle compte 3 Ehpad, une «résidence autonomie» de 128 appartements, un accueil de jour et deux «maisons en partage» – dispositif d’habitat social inclusif. Ses quelque 200 salariés accompagnent 450 personnes âgées. La pandémie de Covid-19 a bousculé les conditions de travail et de vie.

Missions
Formation
Impact de l’épidémie
Zones de confinement
Équipement
Solidarité
Alumni Sciences Po
A domicile ?

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Quelles sont tes missions en tant que directrice générale ?
Je définis et je mets en place la stratégie de développement de l’association, dans le respect des objectifs fixés par le conseil d’administration et en lien avec les besoins du territoire. Je pilote la conduite des établissements sur les plans humains, opérationnels, techniques et financiers. J’anime le comité de direction. Je veille à la satisfaction des bénéficiaires et de leurs proches. J’assure une veille permanente pour identifier les besoins et les attentes émergentes, proposer et mettre en œuvre les projets qui y répondent. Enfin, je représente l’association.

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En quoi ta formation initiale (DESS de finances d’entreprise et marché internationaux de capitaux de Sciences Po obtenu en 1989) t’est-elle utile dans ton métier ?
Elle a été complétée par un master 2 de politiques gérontologiques et gestion des Ehpad en formation continue, obtenu en 2012. Ma formation me permet de prendre de la hauteur et de construire une vision pour adapter notre offre d’accompagnement aux besoins individuels et sociétaux qui s’inscrivent dans les politiques publiques et territoriales ou qui les interrogent. Elle facilite le questionnement éthique qui nécessite de confronter les préoccupations individuelles des bénéficiaires et de leurs proches, celles de la société, les opportunités et les limites médicales, les aspects réglementaires, financiers, techniques. La crise du Covid-19 en est une illustration.
Mes missions nécessitent une bonne dose de dynamisme, d’esprit positif, d’empathie, de conduite d’équipes, de sens de l’organisation et de sens de la communication.

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Quel est l’impact de l’épidémie sur le quotidien?
L’épidémie a profondément modifié notre quotidien, celui des bénéficiaires et de leurs proches. Nous sommes épargnés aujourd’hui par la violence de la crise, mais nous sommes dans l’anticipation. Toutes les mesures que nous avons mises en place sont peu à peu imposées, recommandées et confirmées par les autorités. Nous sommes très attentifs aux drames qu’ont connus des Ehpad touchées par le Covid-19. Nous partageons la peine des familles et le deuil des professionnels de ces établissements.

Depuis le 11 mars, nos établissements sont fermés aux visiteurs : proches, bénévoles, pasteur, prêtre, personnels libéraux paramédicaux (kinésithérapeutes, orthophonistes, podologues etc.), autres personnels libéraux (coiffeur, esthéticienne etc.), associations spécialisées (gymnastique douce, art thérapie, musicothérapie etc.).

“La seule exception aux visites est celles de proches de personnes en fin de vie”

Par ailleurs, les résidents des Ehpad, des résidences autonomie et les locataires des maisons en partage qui avaient leurs habitudes à l’extérieur ne sortent plus. La perte du lien direct entre les bénéficiaires et leurs proches est douloureuse de part et d’autre. Nous essayons de maintenir le contact le mieux possible grâce aux animateurs, maîtresses de maisons et personnels paramédicaux salariés (psychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes, kinésithérapeutes etc.). Ils facilitent les échanges en programmant avec les familles des rendez-vous téléphoniques ou visios. Mais, bien sûr, le temps manque, tout comme le matériel : tablettes, portables, ordinateurs.
La seule exception aux visites est celles de proches de personnes en fin de vie. Ils sont alors accueillis par une infirmière qui procède à un questionnement médical et à la prise de température. Ils se désinfectent les mains puis mettent les équipements de sécurité (masque, surblouse, sur-chaussures etc.). Ils sont accompagnés dans la chambre de leur parent sur un circuit qui permet de ne rencontrer aucun résident, ni salarié. Puis ils sont raccompagnés de la même façon.

Anne Lenard et des membres de son équipe.

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Certaines personnes sont-elles confinées au sein des établissements ?
Nous avons bouleversé nos organisations pour créer, à titre préventif, des zones de confinement en Ehpad. Il s’agit de limiter le plus possible la circulation entre les zones définies. Les résidents restent dans leur zone et sont accompagnés par des salariés affectés exclusivement à cette zone. A l’intérieur de ces zones, les résidents prennent leur repas en chambre. Les résidents peuvent se rendre aux activités qui ont lieu sur leur zone. Ils sont alors par petits groupes et gardent une distance de plus d’un mètre entre eux. Lorsque nous avons eu des suspicions (aujourd’hui levées) les résidents ont été totalement confinés en chambre. La plupart des zones ont un espace extérieur (terrasses, jardin), ce qui permet quelques sorties extérieures. Dans les autres cas, lorsque c’est nécessaire, les résidents sont masqués et accompagnés individuellement à l’extérieur de façon très encadrée.

Dans les résidences autonomie, les espaces communs ont été fermés (restaurants, salles d’activités). Des services sont proposés pour y suppléer, comme des portages de repas ou un service de commandes pour les courses. Il en est de même pour les espaces communs des maisons en partage qui ne sont plus accessibles aux proches. Les locataires qui y passent doivent être masqués. Les repas conviviaux sont suspendus. Ces bouleversements génèrent une perte de repère pour les résidents et pour les équipes, même si de nouveaux repères se créent peu à peu.
Pour les résidents et les locataires, la perte de repère est complexe, la routine est souvent une alliée, en particulier pour les personnes qui ont des troubles cognitifs, mais le temps nous aide. La première semaine a été complexe et a généré du cafouillage, mais le système se rode. Cela va de mieux en mieux. L’ambiance est différente mais sereine.

Pour les personnes handicapées, plus jeunes et plus actives, le confinement est une épreuve souvent pas ou mal comprise. Nous tentons de l’atténuer en organisant des sorties très encadrées mais régulières dans la cour. Les équipes ont aussi vécu de forts bouleversements, puisqu’en un temps record, nous avons modifié les affectations, les plannings, et les fonctionnements de plus de 220 personnes. Ces changements ont été co-construits dans le calme et la sérénité avec une dynamique d’équipe extraordinaire.

Nous avons également anticipé la création de zones Covid-19, séparées des autres zones et en capacité d’accueillir des résidents positifs en Ehpad. Dans ces zones, seront présents des personnels aides-soignants dédiés. Nous avons fait un appel à volontaires. Nous avons suffisamment de candidats dont nous saluons le dévouement et le professionnalisme.
En résidence autonomie et en maison en partage, nous avons anticipé la survenue d’un éventuel premier cas, en prévoyant le recours à l’hospitalisation à domicile, et la mise en œuvre de circuits spécifiques de circulation pour « isoler » un éventuel cas suspect.

Des membres de l’équipe de la Maison de santé protestante.

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Avez-vous tout l’équipement nécessaire ?
Nous avons 3 tests par établissement qui nous permettront de tester les cas suspects si besoin. Pour les salariés, après un démarrage difficile, les personnes «en suspicion» peuvent se faire tester. Nous attendons les tests de dépistage à grande échelle afin de pouvoir tester nos équipes, ce qui reste le seul moyen pour que le virus ne rentre pas.

Depuis le début de la crise, nous relançons sans relâche nos fournisseurs, mais également nos fédérations et les pouvoirs publics afin de disposer des EPI (équipements de protection individuelle). C’est une part importante de la gestion de la crise, du temps et du système D.

Aujourd’hui, nous disposons de masques chirurgicaux pour les personnes en forte proximité avec les résidents des Ehpad, mais en quantité limitée (2 masques par jour et par salarié de proximité). Nous n’avons pas reçu de masques FFP2. Nous recevons une dotation une fois par semaine que nous mettons sous clef.
La distribution de ces masques est très encadrée : ils sont distribués individuellement aux salariés après leur prise de température du matin et le questionnaire médical effectués par l’infirmière.

Nous n’avons reçu aucune dotation d’équipements de protection individuelle pour les résidences autonomie et les maisons en partage.

“Nous allons manquer de tissus, de fils ! Nous repartons en système D!”

Depuis début mars, nous avons lancé une fabrication de masques en tissu sur la base du patron de l’hôpital de Grenoble. Ils sont destinés aux personnels qui ne sont pas à proximité immédiate des résidents, et aux résidents, lors de soins rapprochés, afin d’obtenir une double protection.
Une solidarité incroyable s’est mise en place pour nous doter le plus vite possible et en quantité suffisante de ces masques. Les locataires d’une des maisons en partage se sont mis à la couture. Ils ont entre 60 et 90 ans ! Une communauté de sœurs nous prête main-forte et fabrique à grande échelle. Les salariés, leurs proches, leurs parents, les bénévoles s’y mettent aussi ! Nous aurons bientôt un stock suffisant, mais nous sommes aussi en difficulté d’approvisionnement sur les surblouses. Les couturiers n’auront pas de répit. Nous allons manquer de tissus, fils ! Nous repartons en système D!

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D’autres formes de solidarité se sont-elles mises en place ?
Oui, de différentes façons :
– Par une implication très forte de bénévoles nombreux et organisés qui proposent des conversations téléphoniques à nos résidents.
– Par une implication d’associations et de fondations à l’image de l’association I2ml (Institut méditerranéen des métiers de la longévité) et de la Fondation des Hôpitaux de France qui lancent des collectes pour mettre à disposition de nos résidents des tablettes.
Deux à trois fois par semaine, un mail contenant des informations et des photos de la vie au sein de l’Ehpad est transmis aux proches. Cette semaine, nous lançons une plateforme d’échanges destinée aux résidents et à leurs proches. Les résidents les plus affectées par la perte du lien direct sont identifiés par les équipes et pris en charges par la psychologue, l’animatrice et les personnels paramédicaux.

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En quoi les alumni de Sciences Po pourraient-ils être utiles ?

Les Sciences Po peuvent nous aider. Ce qui est à mon sens l’essentiel aujourd’hui est de relayer, créer du débat, soutenir les initiatives des secteurs “personnes âgées et handicapées”.
Nous avons besoin du regard des intellectuels, des communicants, des politiques, des médecins, des sociologues, des économistes etc. pour nous donner les moyens de développer les nouvelles modalités de prises en charge que nous lançons sous des modes expérimentaux, comprendre nos fonctionnements actuels avec leurs atouts et leurs limites sous un angle qui n’est pas celui de l’évènementiel, porter la loi grand âge car nous savons tous que le soufflé retombe lorsque les crises passent…

Prise de température.

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Est-il sage de laisser les personnes âgées dans des établissements spécialisés étant donné les risques de contagion ?
Il est difficile de répondre à la question en ces termes car les établissements accueillent aujourd’hui des personnes qui ne peuvent pas vivre ailleurs. Dans la grande majorité des cas, les proches ont fait tout ce qu’ils ont pu, allant parfois bien au-delà de leurs limites, mais l’accompagnement à domicile n’est plus possible et l’entrée en Ehpad devient la meilleure solution. Elle apporte des bénéfices. Souvent, au bout de quelques mois de vie dans les établissements, les personnes vont mieux et l’aidant retrouve sa place. Nous réfléchissons (comme d’autres) à des modes alternatifs. C’est ainsi que nous avons déposé un dossier d’accompagnement renforcé à domicile pour permettre aux personnes qui le souhaitent d’avoir une alternative à l’Ehpad. Il s’agit de proposer au domicile des personnes âgées les expertises existantes en Ehpad pour proposer, «chez soi», la même qualité d’accompagnement. Ces expertises concernent :
– La coordination médicale, paramédicale et administrative ;
– La mise en œuvre de programmes de préventions ;
– Le développement des offres de vie sociale ;
– L’amélioration de la couverture médicale ;
– L’adaptation de l’habitat.

“Le modèle Ehpad n’est pas celui qui est attendu par les Français, mais la France ne s’est pas emparée du sujet”

C’est une réponse à un appel à projet de l’ARS, nous attendons les résultats.
Aujourd’hui, le modèle Ehpad n’est pas celui qui est attendu par les Français, mais la France ne s’est pas emparée du sujet, remettant sans cesse à plus tard la loi grand âge, annoncée en 2018, plusieurs fois reportée, et tant attendue des professionnels. Le vieillissement n’est pas une priorité. Nous ne l’attendons pas pour agir, en proposant des dispositifs innovants en lien avec nos ARS et nos conseils départementaux.
La canicule avait fait bouger les lignes, le Covid-19 le fera aussi probablement, tristement, trop tard.

Propos recueillis le 6 avril 2020 par Françoise Bougenot

Le stock de masques sera bientôt suffisant, mais pas celui de surblouses.

Covid 19 : message de Pascal Perrineau

Chères et chers alumni,

Sciences Po Alumni et HEC Alumni lancent un appel à dons pour soutenir dans l’urgence l’action de Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde dans la lutte contre le virus Covid-19.

L’épidémie de Covid-19 s’est déjà propagée dans plus de 170 pays dans le monde entier, dans des endroits où les systèmes de santé sont fragiles, et dans des régions comme l’Europe où les capacités nationales de riposte sont plus robustes, mais où l’épidémie est particulièrement virulente. En France, le système de santé est en situation critique et tous les jours la liste des personnes atteintes par la maladie s’allonge.

Partout, les équipements essentiels pour les soignants, pour les bénévoles et équipes d’urgence sont en pénurie : masques de protection, gants, kits de tests, oxygène, etc.

Les besoins sont colossaux et malheureusement, s’accélèrent.
Il est urgent de tous nous mobiliser au plus vite.

Aujourd’hui, nos communautés s’engagent :

– En collectant des dons
– En apportant une chaîne logistique de confiance, permettant de faire produire par des fournisseurs de qualité, le matériel médical dont ont besoin Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde pour leurs actions prioritaires.

Vous pouvez contribuer à cette action de solidarité en donnant maintenant, pour permettre à Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde de protéger les soignants contre l’épidémie et prendre en charge les populations vulnérables, en France et à l’international.

JE DONNE MAINTENANT

Merci pour votre mobilisation, qui est essentielle pour soutenir cette cause qui nous concerne tous.

Pascal Perrineau (promo 74)
Président de Sciences Po Alumni

Rencontres pros express et esprit napoléonien

Pari réussi pour la soirée “réseautage” organisée le 10 mars à l’initiative de Laurent Zanchetta (Audencia) dans les salons Parguel à Montpellier. Elle a réuni plus de quatre-vingts professionnels issus du collectif alumni grandes écoles Oc, dont Sciences Po, ainsi que d’autres diplômés. La conférence de Florian Mantione, créateur du célèbre cabinet de recrutement, sur “Le management selon Napoléon” fut fort stimulante à l’image de son original livre (Editions Athéna-Paris).

Florian Mantione, spécialiste du recrutement, expose les grandes lignes du "Management selon Napoléon", co-écrit avec l'historien Alain Pigeard
Florian Mantione, spécialiste du recrutement, expose les grandes lignes du “Management selon Napoléon”, co-écrit avec l’historien Alain Pigeard

Les participants ont apprécié de pouvoir étendre leur réseau et de rencontrer de nouvelles personnalités.

Extrait du livre, long entretien imaginaire avec Napoléon (page 161)

Question : Théâtralité et bons mots. Vous aimez les bons mots, vous aimez la langue française…
NB : Les bons mots, les calembours, les jeux d’esprit sont appréciés depuis Louis XV, Louis XVI, la Révolution. La France est un pays d’écriture, de lettres, avec des gens qui tiennent bien la plume. Cela a toujours existé et faisait partie, je dirais, de la séduction. Oui, c’est l’originalité du peuple français.”

Devant l’extension du domaine du globish dans les entreprises, Napoléon considérerait-il que le français est en plein Trafalgar ?


Françoise Bougenot