Jazz A2, un duo enthousiasmant

Une voix extraordinaire sort de ce corps fluet (Christian Thorel, violoniste et chanteur). Yves Richard au piano.

Passion : jazz. Cette petite ligne en bas du CV de nos amis HEC a été vérifiée lors de cette soirée musicale.

Le duo Jazz A2 se produira au Gazette Café en janvier 2020.
Détails à venir.

“Midnight in Moscow” de Kenny Ball, interprété par Jazz A2.

Le Georges’ band à Sète en octobre
Yves Richard, le pianiste de Jazz A2, jouera en duo avec le trompettiste Florentin Braquart, le mercredi 23 octobre, place de la République à Sète, dans le cadre du festival V’la Georges. Le spectacle sera gratuit.
Le duo, le Georges’ band, interprétera une dizaine de chansons de Brassens en instrumental, “sans en chanter les textes, pour mettre en valeur la musique si bien composée”. Le Georges’ band s’est produit le 10 novembre 2018 lors du festival Brassens de St-Gély-du-Fesc.

Le festival V’la Georges, du 22 au 29 octobre 2019

“L’amour de toi”, une chanson de Christian Thorel

Contacter les musiciens :

Yves Richard
Christian Thorel

9 septembre : conférence et concert du duo jazz A2

Les HEC nous proposent une soirée découverte du jazz.

– accueil à partir de 18h.

– de 18h30 à 19h30, conférence sur les différents styles de jazz par ordre chronologique illustrés par Yves Richard au piano : negro spiritual, blues, ragtime, boogie woogie, New Orleans, Charleston, Swing, Gershwin, Duke Ellington, Django Reinhardt, Cool, Miles Davis, Bebop, Hardbop, Dave Brubeck, Bossa Nova;

– de 19h30 à 20h30, dîner tiré du sac : chacun amène son repas avec possibilité de barbecue (si le temps le permet).

concert de 20h30 à 22h par le duo Jazz A2 composé de Christian Thorel au violon et Yves Richard au piano : jazz swing avec des standards de 1924 à 1959 dont Duke Ellington, Gershwin, Kosma, un peu de latino (la chanson d’Orphée), de jazz manouche, de Brassens, de Thorel… car Christian a aussi une belle voix et de beaux textes.

Pour s’inscrire :

https://doodle.com/poll/si583rptu5uwuy7p

“Dernier Train”, recueil de nouvelles de Jean-Louis Terrade

Ecrivain et membre de notre collectif grandes écoles LR Occitanie, Jean-Louis Terrade publie des nouvelles à l’ambiance d’étrange inquiétude.

Recueil de nouvelles de Jean-Louis Terrade, membre du collectif grandes écoles LR Occitanie
Plane un sentiment d’obscure angoisse, présage de catastrophes qui…

Acheter le livre en ligne chez Sauramps
Le livre est disponible à Montpellier à Sauramps et à La Cavale.

Entretien avec Jean Louis Terrade

Pourquoi avoir réédité ce recueil de nouvelles paru en 1984 chez Calmann-Lévy ?
Le livre, qui avait été tiré à 2000 exemplaires, était épuisé.
J’anime un atelier d’écriture, centré notamment sur la nouvelle ; il me semblait cohérent de pouvoir proposer un recueil de textes centrés sur un thème littéraire.
Dans Dernier Train, l’influence exercée par la lecture romanesque constitue le pivot des neuf nouvelles du recueil.
Les Editions du Mont qui m’ont proposé de rééditer ces textes ont estimé qu’ils avaient conservé un caractère énigmatique voire anxiogène.

Comment te vient l’idée d’une nouvelle ?

Un jour, je me réveille et la situation de départ est là.
C’est comme lorsque l’on voit une forêt. Elle est là, tout entière devant vous avec un côté impénétrable. Vous vous asseyez à votre table de travail : il s’agit de trouver le ou les chemins qui mènent en son cœur.

Tu as fait l’ESSEC. Quel rapport avec un parcours d’écrivain ?
Je me suis arrêté d’écrire pendant trente ans pour mener une carrière professionnelle dans la fonction RH.
Je suis un écrivain amateur, ce qui explique à la fois une certaine forme de dilettantisme et donc l’absence de notoriété.

Quels sont tes “maîtres de l’angoisse” ?
Kafka, bien sûr, mais aussi deux grands nouvellistes anglo-saxons: Richard Ford et Patricia Highsmith.

Le 2 juillet 2019

Jean-Louis Terrade
ISBN : 249038211X
Éditeur : Editions du Mont (01/03/2019)

L’œuvre littéraire de Jean-Louis Terrade

16 juillet à Avignon : peut-on encore démocratiser la culture ?

La section Marseille-Provence de Sciences Po Alumni nous convie à une conférence le mardi 16 juillet 2019 à 11 heures, Espace Saint Louis, 20, rue Portail Boquier, 84000 Avignon.

Peut-on encore démocratiser la culture ?

Intervenants :
Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de l’institut de sondage PollingVox;
Paul Rondin, directeur délégué du festival d’Avignon;
Emmanuel Ethis, recteur de l’académie de Rennes et auteur de La petite fabrique du spectateur : être et devenir festivalier à Cannes et à Avignon.


S’inscrire à la conférence

S’inscrire à la conférence et au cocktail

Par Véronique PAGNIER — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8496791
Par Véronique PAGNIER — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8496791

En 1947 est créée par Jean Vilar “la Semaine d’Art en Avignon”, à l’initiative de René Char et avec l’appui d’une municipalité désireuse de faire renaître, grâce à la culture, une ville traumatisée par les bombardements de 1944. Près de 5 000 spectateurs s’y pressent. Devenue dès l’année suivante le Festival d’Avignon, l’évènement se révèle très vite la plus importante manifestation de théâtre et de spectacle vivant au monde, par le nombre de créations et de spectateurs (Plus de 600 000 en 2018). De la volonté politique et sociale de Jean Vilar, consistant à faire sortir de Paris le meilleur du théâtre et de la danse pour l’emmener au plus près de populations n’y ayant que très difficilement accès, que reste t-il aujourd’hui? Quels sont les principaux obstacles qui restreignent l’accès de la culture au plus grand nombre? Un festival tel qu’Avignon relève-t-il encore uniquement d’une politique publique de démocratisation culturelle?


Renseignements

25 juin : Zéro déchet, de l’idéal à la pratique !

Les alumni de Sciences-Po et de l’Edhec proposent une soirée apéro-découverte de la pratique du “zéro déchet”, le mardi 25 juin, chez Alexandra et Valentina à l’épicerie City Zen Market. Ce lieu est à la fois une “épicerie vrac zéro déchet” qui organise des ateliers pour apprendre à faire ses produits soi-même, et une cantine anti-gaspi où l’on consomme mieux avec moins!

Au programme :

18h30-19h30 : atelier de fabrication de dentifrice et de baume à lèvre – 15€/personne – limité à 10 personnes.

A partir de 19h30 : Apéro zéro déchet composé d’une planche végétarienne et d’une boisson à choisir parmi un choix de vin et de sodas : 11€ (possibilité de recommander ensuite).

Alexandra et Valentina témoigneront sur la mise en place de leur épicerie et nous parleront de la façon dont nous pouvons mettre en place le zéro zéchet/zéro gaspi dans notre quotidien !

Pour vous inscrire : c’est ici !

City Zen Market : 9 rue Durand à Montpellier, entre la Gare et les halles Laissac
https://www.qwant.com/maps/

Contact :
Adèle Perez
Véronique Carré

Géosphère : invitation au voyage

Faire escale à la Géosphère, librairie à Montpellier, 20 rue Jacques Cœur, c’est déjà entrevoir la richesse du monde. La vitrine, originale, attire les voyageurs. Le lieu est sobre et majestueux à la fois. Un canapé hospitalier invite à prendre son temps.
Magali Brieussel, globe-trotteuse amoureuse de livres, offre des conseils personnalisés en fonction du projet de voyage. Les enfants sont les bienvenus et un rayon leur est consacré. Les ouvrages sont classés par continent, quel que soit leur genre (guide, littérature, polar, beau livre etc.)
Magali Brieussel vend aussi des cartes sous tous les formats possibles. Avis aux randonneurs et aux géographes ! Elle organise des rencontres avec les écrivains. Sa librairie est spécialisée et globale à la fois, un lieu rayonnant comme on les aime en centre ville.

Magali Brieussel raconte sa démarche entrepreunariale, le 20 juin 2019.
Magali Brieussel raconte sa démarche entrepreunariale, le 20 juin 2019. Elle a rénové les lieux et totalement renouvelé le fonds, qui compte 7000 références. La gestion de stock et de commandes, la comptabilité et la communication, la manutention ne lui font pas (plus) peur.

La jeune libraire, qui s’est lancée avec panache dans cette aventure, en 2017, est aussi auteure. Elle vous attend. Les clients qui viendront de la part de Sciences Po auront droit à une salutation en japonais.

La Géosphère
https://librairiegeosphere.com/

Les amis de la Géosphère

Ecouter “Chemins de femmes” sur radio Aviva réalisée par Coline Erlihman avec Magali Brieussel

L’œuvre littéraire de Magali Brieussel

Françoise Bougenot, 21 juin 2019

Logo de la Géosphère, librairie de voyages à Montpellier

Magali Brieussel, libraire aventureuse, le 20 juin

Coline Erlihman, déléguée du groupe Occitanie ESCP Europe Alumni, nous propose une soirée-rencontre avec Magalie Brieussel, jeudi 20 juin à 19h15, dans les locaux de la librairie de voyages la Géosphère, à Montpellier (20, rue Jacques Cœur, tram ou parking Comédie ou Corum).

Magali Brieussel relatera son parcours personnel et professionnel avec la reprise de la librairie de voyages en 2017 et livrera ses conseils de lecture pour nos prochains voyages. Un apéritif clôturera la soirée. Une participation de 5 € sera à régler sur place.
S’inscrire

Pour en savoir plus sur Magali Brieussel :
IEP d’Aix-en-Provence de 2003 à 2007.
Nombreux voyages, dont un an en voilier à l’âge de 15 ans, un an autour du monde à l’âge de 25 ans.
Plusieurs séjours longs à l’étranger (deux ans en Allemagne, un an au Japon, un an en Suisse).
Traductrice allemand et français pendant 5 ans, avant de reprendre la librairie de voyage “Les cinq continents” (aujourd’hui “La Géosphère”) en décembre 2017.
Ecouter l’émission sur radio Aviva réalisée par Coline Erlihman avec Magali Brieussel

Logo de la Géosphère, librairie de voyages à Montpellier

6 et 7 juin : tous au JAM !

“Comme tous les ans, en ma qualité de président d’honneur des Alumini Sciences Po LR et membre du conseil d’administration du JAM, salle de concert, école Jazz et Musiques actuelles, j’ai le plaisir de vous proposer de participer trés nombreux avec vos familles, collègues et amis aux 2 dernières soirées des paillotes du JAM les 6 et 7 juin.”

Les Paillotes 2019 sont là !

Dès 19h, entrée gratuite
3 Concerts par soir, 2 Bars avec Tapas/Assiettes et Expos !
Ateliers enfants : Éveil musical !
Pour la buvette extérieure et la restauration : PAIEMENTS chèques et espèces uniquement. PAS DE CB.

Jeudi 06 Juin
20h – Les Filles de l’Air – Chanson Humoristique
21h15 – The Vapoters – Soul Jazz
22h30 – Payambo – Cumbia Fusion

Vendredi 07 Juin
20h – Bugg Zugg – Jazz
21h15 – Tremplin JAM 
puis PISTACHE (Lauréate 2018)
22h30 – DJ set

A votre écoute, pour toute information :
Jean-François Fontana, Président
Nathalie Lajara, Directrice
Jean-Paul Charbaut, Relations Extérieures
Tél : 04 67 58 30 30
www.lejam.com
100 rue F. de Lesseps – Montpellier
Tram Ligne 4 Arrêt Saint Martin

Trompettiste du Jam à Montpellier, école de musique dont Jean-Paul Charbaut, président d'honneur des alumni sciences po LR, est membre du conseil d'administration

Le 3 juin : le procès des réseaux

Bernard Lacour, notre correspondant Sciences Po au “club des présidents” nous informe de la soirée conviviale du club qui aura lieu le 3 juin au Traiteur d’Amélie, à Mauguio.

S’inscrire

Le Procès des réseaux!
Les réseaux sociaux, de plus en plus prégnants, sont accusés de provoquer la destruction de tout lien social physique réel. Ils ont entamé depuis plusieurs années un travail de déconstruction de nos associations locales qui oeuvrent chaque jour pour le développement économique, social, de nos territoires.
La coupe est pleine ! Il est maintenant temps de se réveiller, se révéler, et obtenir justice !

Alors… Réseaux or not Réseaux ?
Lundi 3 juin, c’est vous qui jugerez de ce qu’il adviendra de Linkedin, Facebook ou encore Instagram, durant le procès des réseaux sociaux!

Cette soirée conviviale et ludique, proposée par le Club des présidents, est réservée à une centaine de participants, membres des associations qui le composent.
Des président(e)s et référent(e)s de nos associations se mettront en scène pour restituer devant vous une prestation théâtrale conçue et réalisée avec le concours d’un président de cour d’assises dans le ressort de la cour d’appel de Montpellier et d’avocats membres du barreau de Montpellier.
Ce moment judiciaire d’anthologie ne pourra se faire sans vous et votre participation active, en tant que jurés, pour rendre une justice équitable et éclairée.
Les inscriptions se feront en pré-vente au tarif de 25€ jusqu’au 20 mai, puis à 30€ passée cette date.
La soirée se déroulera au Traiteur d’Amélie, à Mauguio et se clôturera par un cocktail, quel que soit le verdict rendu, bien entendu !
Inscrivez-vous vite !

Visite privée de l’hôtel Haguenot le 23 mai

Les Alumni de l’Edhec nous convient à la visite privée de l’hôtel Haguenot et de ses jardins, à Montpellier, suivie d’un cocktail, le jeudi 23 mai 2019 à partir de 18h00, 3 rue Clapies, sur le versant sud de la place Royale du Peyrou à Montpellier, avec possibilité de se garer sur le parking des Arceaux à proximité.

S’inscrire :
https://alumni.edhec.edu/fr/agenda/edhec-alumni-languedoc-roussillon-visite-privee-de-l-hotel-haguenot-9973
Cliquer sur le bouton orange à droite et se laisser guider.

Le tarif est de 25 € par personne à régler en CB sur le site Edhec.
Attention : nombre de places limité à 25 participants.

Hôtel Haguenot, Montpellier

L’hôtel Haguenot, dit villa Haguenot, est une folie montpelliéraine de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Hygiéniste et anatomiste, Henri Haguenot (1687-1775) est un scientifique brillant. Ce professeur et doyen de l’université de Montpellier cumule ses fonctions avec celle de magistrat à la Cour des aides de Montpellier.
Il a plus de soixante-dix ans lorsqu’il décide de se faire construire une maison des champs, dans une zone alors sub-urbaine, en contrebas de la promenade du Peyrou, récemment aménagée. Pour cela, il fait appel à Jean-Antoine Giral, l’architecte le plus actif architecte du XVIIIe siècle montpelliérain.

Plus d’info auprès de Véronique Carré.

Pascal Perrineau à Montpellier

Une soixantaine de personnes, Alumni Sciences Po, membres des sections régionales Languedoc-Roussillon des Alumni grandes écoles – EDHEC, ESCP Europe, ESSEC, HEC ainsi que des représentants du monde socio-économique, ont écouté avec grand intérêt le ressenti de Pascal Perrineau sur le grand débat, en sa qualité de garant.
Cette conférence était organisée à l’initiative de la section régionale des Alumni Sciences Po Paris présidée depuis 18 mois par Chloé Perreau, à l’occasion de la première visite à Montpellier de Pascal Perrineau, président national de l’Association des Sciences Po.

Chloé Perreau, présidente des Alumni Sciences Po de Montpellier Occitanie et Pascal Perrineau.
Chloé Perreau, présidente des Alumni Sciences Po de Montpellier Occitanie et Pascal Perrineau.

Pascal Perrineau évoque tout d’abord les fractures sociale, territoriale et politique à l’origine du soulèvement inédit des gilets jaunes.
La réponse tardive du gouvernement à ce nouveau mouvement social, au-delà de l’enveloppe des 12 milliards, se concrétise par la mise en œuvre du grand débat.

La parole est ainsi donnée aux Français qui peuvent exprimer leurs attentes du 15 janvier au 15 mars de différentes manières en fonction des publics et catégories sociales :

  • sur le site internet dédié qui a reçu 1 932 884 contributions produites par environ 500 000 personnes;
  • dans 10 452 réunions publiques regroupant 800 000 personnes;
  • dans 16 600 cahiers de doléances mis en place dans des mairies;
  • dans les 10 000 contributions libres (courriers et courriels);

La consultation porte sur 4 grands thèmes :

  • la transition écologique;
  • la fiscalité et les dépenses publiques;
  • la démocratie et la citoyenneté;
  • l’organisation de l’Etat et des services publics.

Cette consultation peut être considérée comme un succès par rapport à tout autre démarche de démocratie participative. Et ce d’autant plus que 4 autres thèmes ont été spontanément abordés par les contributeurs :

  • le pouvoir d’achat;
  • la santé;
  • l’éducation;
  • la relance de la machine économique.

Le matériel ainsi recueilli témoigne de l’expressivité des participants et de la volonté de construire des solutions.

Le politologue évoque la restitution des données recueillies qui sont numérisées et anonymisées à la Bibliothèque Nationale de France.
Enfin il s’interroge sur la suite que la démocratie représentative donnera aux propositions émises.

En réponse à une question, il suggère à titre personnel un acte 3 très audacieux de la décentralisation avec l’urgence de créer des vrais corps intermédiaires dignes de ce nom.

Compte rendu de Jean-Paul Charbaut, le 5 avril 2019

Le grand débat vu de l’intérieur, une conférence de Pascal Perrineau

Pascal Perrineau est professeur des universités à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique et président de l’association des Alumni de Sciences Po. Il est l’un des cinq garants chargés de veiller à la qualité démocratique du «grand débat national» ouvert du 15 janvier au 15 mars 2019 pour répondre à la crise des gilets jaunes. Il viendra le 3 avril 2019 à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie à 19h00) nous parler de cette expérience inédite : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”.

Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais : Conférence + cocktail: 20 euros ou Conférence seule: 8 euros

“Grand débat” : premières impressions
Propos recueillis le 28 février 2019 par Françoise Bougenot
Grand débat national : quoi de neuf ?
Être garant au quotidien : du processus à la synthèse
Le RIC en question
Désenchantement démocratique
Du référendum de 2005 au traité de 2008 : rupture du contrat social ?
Défiance anti élites
Sciences Po contesté
Révolution
Cette expérience de garant vous surprend-elle, vous qui scrutez la vie politique depuis des décennies ?

Oui, car il y a dans le processus de grand débat national des éléments extrêmement innovants.

Nous n’avions jamais connu en France ni en Europe un tel processus participatif sur une si longue période, avec une si grande diversité des modes de participation. Des gens échangent des idées et délibèrent lors de réunions d’intérêt local (RIL). Certains répondent à des questions sur le site du grand débat national. D’autres, reprenant une vieille tradition, remplissent dans les mairies des cahiers dits de doléances ou citoyens. D’autres prennent la plume ou le clavier et envoient leur contribution à la Mission du grand débat national. D’autres encore, passant dans des gares ou des postes, utilisent des postes de proximité pour faire part de leurs demandes et de leurs réflexions.

Beaucoup disaient, au départ, que ce processus serait un flop. C’est le contraire. Pour l’instant, on dénombre 9000 réunions d’intérêt local et la barre du million de contributions vient d’être dépassée. Des centaines de milliers d’électeurs et de citoyens se sont emparés de ce processus. Ils prolongent sur le terrain du débat ce qui a été initié, sur un mode plus protestataire, par les manifestations de la fin 2018. Ce processus contribue à faire rentrer le débat dans un lit d’échanges démocratiques, ce qui n’est pas incompatible avec l’expression de la colère et de l’inquiétude. Hier, lors d’une réunion à Troyes, j’ai constaté que des Français qui ne sont pas d’accord entre eux se sont écoutés les uns les autres pendant trois heures, parfois même ont évolué en matière d’opinion.

Une forme d’intelligence collective s’invente dans ce grand débat national.

Retour aux questions

En quoi consiste votre rôle de garant au quotidien ?

Pour l’instant, c’est presque un travail à plein temps.
Il s’agit d’être garant des principes de liberté, d’inclusion, de pluralisme et de transparence dans le grand débat national. Nous sommes extrêmement attentifs à la manière dont ces principes sont respectés. Nous avons par exemple fait des remarques sur la trop grande présence de questions fermées par rapport aux questions ouvertes. Pour avoir un vrai débat, il faut privilégier les questions ouvertes. Sur les quatre grands thèmes sélectionnés, nous avons dit que pour avoir une approche pluraliste, il fallait une approche extrêmement diversifiée de source d’informations sur chacun de ces grands thèmes afin que les citoyens qui le souhaitent puissent s’informer avant de débattre. Nous avons obtenu une diversification des sources.

Par ailleurs, nous recevons des spécialistes français et étrangers du débat public. Nous avons des réunions régulières avec le gouvernement pour recevoir, sur ce processus du grand débat, des partis, des associations, des groupes d’élus, des syndicats. Nous avons une réunion hebdomadaire avec Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les ministres qui pilotent la mission du grand débat national, pour évaluer ce qui va bien, et moins bien, les problèmes. Par exemple, pendant longtemps, la remontée des synthèses de réunion d’intérêt local a été beaucoup trop lente. On s’est efforcé à ce que ce soit accéléré.

Nous ne nous contentons pas d’être extrêmement vigilants sur les principes au plan national. Nous nous rendons, environ trois fois par semaine, dans des terrains très diversifiés, centres de métropole, périphéries urbaines, mondes ruraux, mondes rurbains, pour assister à des réunions et voir si les grands principes sont respectés au plan local. Nous nous plaçons dans un coin de la salle sans prendre la parole. Nous regardons comment les animateurs opèrent, comment ces réunions se déroulent et nous prenons des notes. Cela se passe en général plutôt bien et même parfois très bien.

Qui réalise ces synthèses ?

La personne ou l’association qui a organisé la réunion réalise la synthèse et peut la faire circuler parmi les participants avant de la faire remonter sur le site du grand débat national. Les synthèses non numérisées sont en train de l’être par la bibliothèque nationale de France. C’est à partir de tout ce matériel de millions d’items et d’éléments de discours que sera faite l’analyse qui aura lieu à partir de la fin mars.

Comment analyser ces millions de contributions ? Comment allez-vous y contribuer ?

En tant que garants, nous sommes des observateurs et nous tentons d’améliorer la qualité du processus. Nous ne sommes ni décideurs ni acteurs.
Nous avons reçu les prestataires qui traiteront cet énorme volume de données. Nous leur avons posé de multiples questions. Nous avons été extrêmement attentifs à leur méthodologie.

Tout ce qui est sur le site, en réponse aux questions ouvertes et fermées, sera traité par l’institut OpinonWay avec la société QWAM.

L’ensemble des autres données, en cours du numérisation, c’est-à-dire les synthèses de réunion de terrain, les cahiers de doléances, les contributions spontanées etc. seront traités par un consortium composé de Roland Berger, Blue Nove, et Cognito.

Ces sociétés vont, par des techniques d’analyse quantitative, sémantique, du discours, traiter l’ensemble de ces millions de données. Elle auront recours à de l’intelligence artificielle pour commencer à classer ce matériel proliférant en plusieurs thèmes et sous-thèmes puis à de l’intelligence humaine pour voir comment ils s’articulent.
L’objectif est de constituer une carte de ce que les Français ont en tête : les thèmes qui les préoccupent ; les ébauches de solutions déjà à l’œuvre.
Début avril, arrivera l’heure de la démocratie représentative. A partir d’une cartographie assez claire et nette de ce que les Français ont en tête, les élus, les collectivités territoriales, le gouvernement et le président de la République ébaucheront des réponses.

Retour aux questions

La revendication d’introduire le RIC dans notre vie politique est-elle fréquente ?

Elle survient assez souvent mais pas toujours. Hier, par exemple, j’étais à Pont-Sainte-Marie dans l’Aube, dans la banlieue de Troyes, et le mot de RIC n’a pas été prononcé une fois. Les thématiques les plus abordées sont la fiscalité et les dépenses publiques.

Êtes-vous à titre personnel favorable au RIC ?

Le référendum d’initiative populaire existe déjà dans la constitution mais les conditions sont tellement drastiques qu’en effet il ne peut pas être mis en œuvre.
Je suis favorable à ouvrir ses conditions de mise en œuvre afin de le rendre plus aisé, comme c’est par exemple le cas en Suisse.
En revanche, je suis assez défavorable au référendum de révocation. Je trouve que les mandats sont relativement courts et que les élections sont là pour que les citoyens disent ce qu’ils pensent des élus auxquels ils ont fait confiance cinq ou six ans auparavant. C’est une opinion personnelle qui mérite d’être débattue.

Retour aux questions

Vous avez par ailleurs évoqué notre « démocratie malade ». Quels en sont les symptômes ?

En 2003, j’ai écrit « Désenchantement démocratique ». On voit depuis des décennies des signes de dérèglement, de fatigue, voire d’épuisement de la démocratie représentative : la montée constante des taux d’abstention ; le développement du vote protestataire ; l’effondrement des corps intermédiaires que sont les partis et les syndicats ; la contestation, parfois excessive et injuste, du personnel politique et des élus.
Cela dit, la manière dont les citoyens se sont emparés du grand débat est un signe que les Français croient encore au processus d’échanges et de délibération démocratique. C’est un signe de revivification démocratique. On verra ce que cela donnera sur le long terme.

Quelles sont les causes de ce désenchantement démocratique ?

Les indicateurs de fatigue démocratique ont commencé à passer à l’orange, puis au rouge, dès les années 1980.
Les facteurs déclencheurs furent la crise économique et sociale provoquée par les chocs pétroliers de la décennie 1970 et marquée par l’apparition d’un chômage de masse. L’idée selon laquelle le pouvoir politique était relativement impuissant à répondre à ces enjeux très importants s’est alors développée : c’est un facteur de fond de remise en cause de la démocratie représentative.
D’autre part, ce qui depuis la fin de la Seconde guerre mondiale donnait sens aux affrontements démocratiques s’est déréglé dans les décennies 1970 et 1980 : le clivage gauche-droite est entré en crise ; la gauche a perdu la fonction d’alternative qu’elle avait pendant la Ve République en accédant au pouvoir et en montrant les limites de sa capacité à changer la société et le système économique ; les grands partis, jusque-là forts, relativement structurés avec chacun leur programme, ont commencé à être usés, donnant l’impression aux Français que ce n’était plus là que se passait le débat.
On a alors observé, deuxième facteur lourd de la crise démocratique, des phénomènes de retrait des Français vis-à-vis des grandes catégories et organisations qui jusque-là donnaient sens au débat démocratique.
Enfin, le monde politique lui-même a eu du mal à se renouveler et à s’adapter aux grands enjeux du monde. La construction européenne, ainsi que la globalisation économique, culturelle, sociale ont provoqué un malaise de la politique démocratique nationale et des clivages au sein même des partis. En 2005, le parti socialiste a éclaté en deux sur l’attitude à adopter par rapport au traité constitutionnel européen. Au sein de la droite existent aussi des clivages européens.

Retour aux questions

Le traité de Lisbonne de 2008, contournant le résultat du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen a constitué, selon l’intellectuel Michel Onfray, une « rupture du contrat social ». Pensez-vous que ce moment où la technocratie a primé sur la démocratie permet de comprendre l’ampleur de la contestation de la légitimité du pouvoir ?

La défiance préexistait à la rupture de 2005. Néanmoins, la décision majoritaire de refus du traité constitutionnel européen, suivie quelques mois plus tard par une opération vécue comme une opération de contournement a creusé le fossé entre représentés et représentants. Cette tension entre la majorité du peuple qui s’est prononcée par référendum et une technocratie qui va tenter de contourner le verdict des urnes n’est pas la seule. En 2005, les catégories politiques traditionnelles qui donnaient sens au combat politique depuis des générations ont volé en éclats. De nombreux électeurs sont sortis du clivage gauche-droite. Des électeurs de gauche, centre, droite ont voté « oui ». Des électeurs de gauche, de droite, de droite extrême ont voté « non ». Des communistes et des électeurs de Front National se sont retrouvés dans le « non ».

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La défiance anti élites est-elle à votre avis globale ou particulièrement érigée contre les technocrates producteurs de normes et perçus comme étant hors sol, déconnectés de la vie quotidienne des gens ?

La crise des élites est générale. Les politiques s’en prennent « plein les dents » mais les enquêtes montrent que toutes les élites sont contestées : les dirigeants économiques, ceux des grandes organisations verticales syndicales et religieuses, les intellectuels, les experts mais également le pouvoir technocratique.

Mais je suis frappé de voir que remonte, derrière la contestation des élites, celle d’un système de pouvoir français dans lequel la technocratie d’État est extrêmement puissante, quel que soit le pouvoir élu. Le pouvoir change mais le pouvoir technocratique en tant que tel demeure. La contestation actuelle est particulièrement vigoureuse à l’égard de ce système technocratique. On a l’impression que le peuple se prononce, s’exprime mais qu’il n’y a pas de véritable suivi en raison de la permanence technocratique qui constitue l’alpha et l’oméga du système de pouvoir. Oui, nous sommes entrés dans une phase de contestation assez profonde de ces élites technocratiques. Cela pose la question du système de formation des élites du pouvoir en France.

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L’ENA est souvent critiquée, mais Sciences Po, qui en est un peu l’antichambre, est décrite par ses détracteurs comme une usine à clones libéraux-libertaires, bons petits soldats du libéralisme et de la mondialisation dépourvus d’esprit critique.

Sciences Po est bien autre chose qu’une antichambre de l’ENA. L’immense majorité de nos étudiants, depuis des décennies, va vers d’autres horizons que ceux de l’ENA.

L’homogénéité de la formation que l’on prête à Sciences Po est une lubie. Au contraire, Sciences Po reste un lieu universitaire dans lequel il y a une grande diversité d’approches et de paradigmes présentée à nos étudiants en matière d’économie, de science politique, d’histoire, de sociologie, de droit. Il n’y a pas de pensée unique. C’est un fantasme. Il suffit d’examiner le profil des intervenants en sciences économiques, qu’il s’agisse de Yann Algan, auteur de « La fabrique de la défiance… et comment s’en sortir » ou de Jacques Généreux qui fut conseiller de Jean-Luc Mélenchon ou d’autres dont les approches sont plus libérales.

Mais, vis-à-vis de Sciences Po comme de bien d’autres institutions, en ce moment, les fantasmes fonctionnent bien et les condamnations se contentent de stéréotypes. Si tant d’étudiants viennent à Sciences Po, c’est qu’ils sentent qu’il y a une grande liberté intellectuelle et un assez grand pluralisme.

Vous-même faites partie de l’élite intellectuelle et enseignez dans un établissement élitiste où étudient de bons élèves. Vous traverse-t-il l’esprit que dans un tel environnement, il est possible de perdre contact avec le reste du pays ?

Bien sûr, cela traverse l’esprit de tout le monde et particulièrement de ceux dont le métier est la formation des jeunes.
Avant d’être professeur à Sciences Po à la fin des années 1980, j’ai été professeur à l’université Pierre Mendès France à Grenoble, et à François Rabelais à Tours. Mon expérience d’enseignant n’est pas uniquement liée à Sciences Po.
J’ai toujours conçu mon métier comme un métier d’ouverture. Je fais de la formation permanente. J’enseigne ailleurs qu’à Sciences Po. Je fais de multiples conférences pour le tissu associatif ou syndical. Je ne reste pas dans ma bulle parisienne, rue Saint-Guillaume.
Je considère qu’un professeur ne doit pas seulement parler à ses élèves et au monde universitaire mais doit s’adresser à l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais considéré que les médias étaient un ennemi de la fonction intellectuelle mais pouvait être au contraire un vecteur essentiel pour l’animation du débat intellectuel et du débat politique.
Il faut remettre en cause sa pédagogie, nourrir sa recherche sans arrêt des dernières lectures et recherches importantes en France et à l’étranger, aller s’irriguer auprès de pédagogies étrangères extrêmement différentes de la pédagogie française. Depuis quinze ans, je vais chaque été aux États-Unis, dans un collège du Vermont. L’enseignement y fonctionne par petits groupes, avec une pédagogie horizontale, où l’on mélange des approches universitaires avec celles de grands professionnels. Cela se retrouve à Sciences Po avec des enseignants universitaires mais aussi du monde de l’entreprise, des administrations, des syndicats, du monde de la presse, de la communication.

On ne peut pas s’endormir sur des habitudes professionnelles du passé. Il faut rester extrêmement vigilant. A cet égard, Sciences Po n’a pas à rougir. En matière d’innovation pédagogique, de liens avec le monde de la recherche, d’ouverture sur les mondes de l’économie, de la communication, de l’international, c’est un pôle universitaire qui en France est en avance plutôt qu’en retard.

Retour aux questions

Sommes-nous en train de vivre une révolution ?

Une révolution je ne sais pas, mais un moment clé et un moment de rupture, oui, je le crois.
En 1789, tout avait commencé par les cahiers de doléances et la tenue des États Généraux, et cela a débouché sur un processus révolutionnaire, mais comparaison n’est pas raison. Je me méfie de ces raccourcis car nous ne sommes pas en monarchie absolue, la démocratie existe en France, même si elle est imparfaite, il existe une forte culture civique et démocratique.
Les gens veulent-ils une révolution ? On ne le sent pas en tant que tel. Il n’y a pas de demande de processus révolutionnaire dans les auxquels nous assistons mais une demande de changements forts et d’inflexions fortes.

Retour aux questions

Mercredi 3 avril 2019 à 19h00 Pascal Perrineau donnera une conférence à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie) : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”

Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais. Je m’inscris : Conférence + cocktail : 20 euros ou Conférence seule : 8 euros

Lire aussi, sur le site de Sciences Po
Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux

“La propagande a été le ciment de la démocratie libérale”

Questions migratoires avec la Cimade le 20 mars

Venez découvrir l’action de la Cimade, à Montpellier, 28 rue du Faubourg Boutonnet, à partir de 18h30 le mercredi 20 mars 2019.
Nous serons accueillis par Laurence Dupont, alumna sciences po et bénévole de l’association militante. Nous rencontrerons Françoise Dubourg, présidente et spécialiste de l’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que d’autres intervenants. Préparez vos questions !
Une participation de 5 euros vous sera demandée pour participer aux frais de boissons pour le pot final.

Présentation de la Cimade, par Laurence Dupont

« La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle lutte contre toute forme de discrimination et, en particulier, contre la xénophobie et le racisme. » (Article 1 des statuts de La Cimade) Elle est la seule ONG française à intervenir auprès des migrants, demandeurs d’asile et des réfugiés sur l’ensemble de la thématique de l’immigration.

La Cimade a été fondée en 1939 au sein des mouvements de jeunesse protestants. De sa mission initiale auprès des évacués de l’Alsace-Lorraine fuyant l’avancée nazie, elle a conservé son nom (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Évacués), mais aussi un lien avec le monde protestant et surtout une fidélité aux valeurs et aux engagements de ses fondateurs.

Depuis plus de soixante ans, La Cimade a adapté son action aux enjeux de l’époque

À partir de la fin des années 70, La Cimade s’implique de plus en plus en réaction aux projets de loi réduisant les droits des immigrés. Elle entre dans les centres de rétention en 1984, pour y venir en aide aux étrangers reconduits.

Chaque année, La Cimade accueille dans ses 115 permanences plus de 100000 personnes migrantes, réfugiées ou en demande d’asile. Elle héberge près de 200 personnes dans ses centres de Béziers et de Massy. Elle est présente dans huit centres de rétention administrative pour accompagner et aider les personnes enfermées, dans l’exercice de leurs droits. La Cimade agit également auprès d’ établissements pénitentiaires.

Près de 2 500 bénévoles militants, au sein de 90 groupes locaux, oeuvrent dans l’association. La Cimade Montpellier est l’un de ces groupes locaux, avec 90 bénévoles environ.

Ses actions se développent dans différentes directions :

– les permanences pour les demandeurs d’asile le mardi après-midi;
– l’accueil juridique le jeudi matin;
– les Amoureux au ban le jeudi après-midi (partenaire de la Cimade);
– RESF (réseau éducation sans frontières): mercredi après-midi (partenaire de la Cimade);
– des ateliers d’apprentissage du français se tiennent tout au long de la semaine.
– des visites auprès des détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelone pour un accompagnement juridique;
– Psymade pour accompagner et soutenir psychologiquement les personnes accueillies dans les permanences.
– une mission bidonvilles pour la défense et l’accès au droit commun des habitants des trois bidonvilles montpelliérains : « Celleneuve », « Bonnier de la Mosson », « Zénith 1 ». Le public de nationalité roumaine et d’ex-Yougoslavie appartient pour la majorité à la communauté Rom, soit environ 400 personnes;
– le Cicade, centre pour l’initiative citoyenne et l’accès aux droits des exclus, est un lieu ressource en droit de la famille international,(partenaire de la Cimade).
– un centre Franz Fanon vient d’être créé pour renforcer l’accès aux soins psychiques avec un collectif inter-associatif dont Médecins du Monde, L’Adage, le Groupe SOS.

La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle lutte contre toute forme de discrimination et, en particulier, contre la xénophobie et le racisme.

Portrait de Laurence Dupont

https://www.lacimade.org/

https://mooc.afpa.fr/courses/course-v1:afpa+occitanie+2019_S1/about
“Voyage avec le vent, assis sur les souvenirs, tiré par la nostalgie”, gravures de Mohamed Alhodai in “Sept voies/x de migrants”, projet d’édition de livre d’artiste de Sarah Thiriet avec des migrants.

Réunion informelle du 2e lundi du mois

Nos réunions mensuelles du 2e lundi continuent au Trinque Fougasse – Sud (celui du bassin Jacques-Coeur), après la défection de “ma première cantine”
Trinque Fougasse, 148 rue de Galata – 34000 Montpellier.
En Tramway: Lignes 1 et 3 – Arrêt Port-Marianne Pour se garer:

L’horaire est inchangé, “à partir de 19h00”.


Pascal Perrineau, garant du “grand débat” : premières impressions

Pascal Perrineau est professeur des universités à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique et président de l’association des Alumni de Sciences Po. Nommé par le président du Sénat, il est l’un des cinq garants chargés de veiller à la qualité démocratique du « grand débat national » ouvert du 15 janvier au 15 mars 2019 pour répondre à la crise des gilets jaunes. Il viendra le 3 avril 2019 à Montpellier nous parler de cette expérience inédite.
Propos recueillis le 28 février 2019 par Françoise Bougenot

Grand débat national : quoi de neuf ?

Être garant au quotidien : du processus à la synthèse

Le RIC en question

Désenchantement démocratique

Du référendum de 2005 au traité de 2008 : rupture du contrat social ?

Défiance anti élites

Sciences Po contesté

Révolution 

Cette expérience de garant vous surprend-elle, vous qui scrutez la vie politique depuis des décennies  ?

Oui, car il y a dans le processus de grand débat national des éléments extrêmement innovants.

Nous n’avions jamais connu en France ni en Europe un tel processus participatif sur une si longue période, avec une si grande diversité des modes de participation. Des gens échangent des idées et délibèrent lors de réunions d’intérêt local (RIL). Certains répondent à des questions sur le site du grand débat national. D’autres, reprenant une vieille tradition, remplissent dans les mairies des cahiers dits de doléances ou citoyens. D’autres prennent la plume ou le clavier et envoient leur contribution à la Mission du grand débat national. D’autres encore, passant dans des gares ou des postes, utilisent des postes de proximité pour faire part de leurs demandes et de leurs réflexions.

Beaucoup disaient, au départ, que ce processus serait un flop. C’est le contraire. Pour l’instant, on dénombre 9000 réunions d’intérêt local et la barre du million de contributions vient d’être dépassée. Des centaines de milliers d’électeurs et de citoyens se sont emparés de ce processus. Ils prolongent sur le terrain du débat ce qui a été initié, sur un mode plus protestataire, par les manifestations de la fin 2018. Ce processus contribue à faire rentrer le débat dans un lit d’échanges démocratiques, ce qui n’est pas incompatible avec l’expression de la colère et de l’inquiétude. Hier, lors d’une réunion à Troyes, j’ai constaté que des Français qui ne sont pas d’accord entre eux se sont écoutés les uns les autres pendant trois heures, parfois même ont évolué en matière d’opinion.

Une forme d’intelligence collective s’invente dans ce grand débat national.

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En quoi consiste votre rôle de garant au quotidien ?

Pour l’instant, c’est presque un travail à plein temps.
Il s’agit d’être garant des principes de liberté, d’inclusion, de pluralisme et de transparence dans le grand débat national. Nous sommes extrêmement attentifs à la manière dont ces principes sont respectés. Nous avons par exemple fait des remarques sur la trop grande présence de questions fermées par rapport aux questions ouvertes. Pour avoir un vrai débat, il faut privilégier les questions ouvertes. Sur les quatre grands thèmes sélectionnés, nous avons dit que pour avoir une approche pluraliste, il fallait une approche extrêmement diversifiée de source d’informations sur chacun de ces grands thèmes afin que les citoyens qui le souhaitent puissent s’informer avant de débattre. Nous avons obtenu une diversification des sources.

Par ailleurs, nous recevons des spécialistes français et étrangers du débat public. Nous avons des réunions régulières avec le gouvernement pour recevoir, sur ce processus du grand débat, des partis, des associations, des groupes d’élus, des syndicats. Nous avons une réunion hebdomadaire avec Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les ministres qui pilotent la mission du grand débat national, pour évaluer ce qui va bien, et moins bien, les problèmes. Par exemple, pendant longtemps, la remontée des synthèses de réunion d’intérêt local a été beaucoup trop lente. On s’est efforcé à ce que ce soit accéléré.

Nous ne nous contentons pas d’être extrêmement vigilants sur les principes au plan national. Nous nous rendons, environ trois fois par semaine, dans des terrains très diversifiés, centres de métropole, périphéries urbaines, mondes ruraux, mondes rurbains, pour assister à des réunions et voir si les grands principes sont respectés au plan local. Nous nous plaçons dans un coin de la salle sans prendre la parole. Nous regardons comment les animateurs opèrent, comment ces réunions se déroulent et nous prenons des notes. Cela se passe en général plutôt bien et même parfois très bien.

Qui réalise ces synthèses ?

La personne ou l’association qui a organisé la réunion réalise la synthèse et peut la faire circuler parmi les participants avant de la faire remonter sur le site du grand débat national. Les synthèses non numérisées sont en train de l’être par la bibliothèque nationale de France. C’est à partir de tout ce matériel de millions d’items et d’éléments de discours que sera faite l’analyse qui aura lieu à partir de la fin mars.

Comment analyser ces millions de contributions ? Comment allez-vous y contribuer ?

En tant que garants, nous sommes des observateurs et nous tentons d’améliorer la qualité du processus. Nous ne sommes ni décideurs ni acteurs.
Nous avons reçu les prestataires qui traiteront cet énorme volume de données. Nous leur avons posé de multiples questions. Nous avons été extrêmement attentifs à leur méthodologie.

Tout ce qui est sur le site, en réponse aux questions ouvertes et fermées, sera traité par l’institut OpinonWay avec la société QWAM.

L’ensemble des autres données, en cours du numérisation, c’est-à-dire les synthèses de réunion de terrain, les cahiers de doléances, les contributions spontanées etc. seront traités par un consortium composé de Roland Berger, Blue Nove, et Cognito.

Ces sociétés vont, par des techniques d’analyse quantitative, sémantique, du discours, traiter l’ensemble de ces millions de données. Elle auront recours à de l’intelligence artificielle pour commencer à classer ce matériel proliférant en plusieurs thèmes et sous-thèmes puis à de l’intelligence humaine pour voir comment ils s’articulent.
L’objectif est de constituer une carte de ce que les Français ont en tête : les thèmes qui les préoccupent ; les ébauches de solutions déjà à l’œuvre.
Début avril, arrivera l’heure de la démocratie représentative. A partir d’une cartographie assez claire et nette de ce que les Français ont en tête, les élus, les collectivités territoriales, le gouvernement et le président de la République ébaucheront des réponses.

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La revendication d’introduire le RIC dans notre vie politique est-elle fréquente ?

Elle survient assez souvent mais pas toujours. Hier, par exemple, j’étais à Pont-Sainte-Marie dans l’Aube, dans la banlieue de Troyes, et le mot de RIC n’a pas été prononcé une fois. Les thématiques les plus abordées sont la fiscalité et les dépenses publiques.

Êtes-vous à titre personnel favorable au RIC ?

Le référendum d’initiative populaire existe déjà dans la constitution mais les conditions sont tellement drastiques qu’en effet il ne peut pas être mis en œuvre.
Je suis favorable à ouvrir ses conditions de mise en œuvre afin de le rendre plus aisé, comme c’est par exemple le cas en Suisse.
En revanche, je suis assez défavorable au référendum de révocation. Je trouve que les mandats sont relativement courts et que les élections sont là pour que les citoyens disent ce qu’ils pensent des élus auxquels ils ont fait confiance cinq ou six ans auparavant. C’est une opinion personnelle qui mérite d’être débattue.

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Vous avez par ailleurs évoqué notre « démocratie malade ». Quels en sont les symptômes ?

En 2003, j’ai écrit « Désenchantement démocratique ». On voit depuis des décennies des signes de dérèglement, de fatigue, voire d’épuisement de la démocratie représentative : la montée constante des taux d’abstention ; le développement du vote protestataire ; l’effondrement des corps intermédiaires que sont les partis et les syndicats ; la contestation, parfois excessive et injuste, du personnel politique et des élus.
Cela dit, la manière dont les citoyens se sont emparés du grand débat est un signe que les Français croient encore au processus d’échanges et de délibération démocratique. C’est un signe de revivification démocratique. On verra ce que cela donnera sur le long terme.

Quelles sont les causes de ce désenchantement démocratique ?

Les indicateurs de fatigue démocratique ont commencé à passer à l’orange, puis au rouge, dès les années 1980.
Les facteurs déclencheurs furent la crise économique et sociale provoquée par les chocs pétroliers de la décennie 1970 et marquée par l’apparition d’un chômage de masse. L’idée selon laquelle le pouvoir politique était relativement impuissant à répondre à ces enjeux très importants s’est alors développée : c’est un facteur de fond de remise en cause de la démocratie représentative.
D’autre part, ce qui depuis la fin de la Seconde guerre mondiale donnait sens aux affrontements démocratiques s’est déréglé dans les décennies 1970 et 1980 : le clivage gauche-droite est entré en crise ; la gauche a perdu la fonction d’alternative qu’elle avait pendant la Ve République en accédant au pouvoir et en montrant les limites de sa capacité à changer la société et le système économique ; les grands partis, jusque-là forts, relativement structurés avec chacun leur programme, ont commencé à être usés, donnant l’impression aux Français que ce n’était plus là que se passait le débat.
On a alors observé, deuxième facteur lourd de la crise démocratique, des phénomènes de retrait des Français vis-à-vis des grandes catégories et organisations qui jusque-là donnaient sens au débat démocratique.
Enfin, le monde politique lui-même a eu du mal à se renouveler et à s’adapter aux grands enjeux du monde. La construction européenne, ainsi que la globalisation économique, culturelle, sociale ont provoqué un malaise de la politique démocratique nationale et des clivages au sein même des partis. En 2005, le parti socialiste a éclaté en deux sur l’attitude à adopter par rapport au traité constitutionnel européen. Au sein de la droite existent aussi des clivages européens.

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Le traité de Lisbonne de 2008, contournant le résultat du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen a constitué, selon l’intellectuel Michel Onfray, une « rupture du contrat social ». Pensez-vous que ce moment où la technocratie a primé sur la démocratie permet de comprendre l’ampleur de la contestation de la légitimité du pouvoir ?

La défiance préexistait à la rupture de 2005. Néanmoins, la décision majoritaire de refus du traité constitutionnel européen, suivie quelques mois plus tard par une opération vécue comme une opération de contournement a creusé le fossé entre représentés et représentants. Cette tension entre la majorité du peuple qui s’est prononcée par référendum et une technocratie qui va tenter de contourner le verdict des urnes n’est pas la seule. En 2005, les catégories politiques traditionnelles qui donnaient sens au combat politique depuis des générations ont volé en éclats. De nombreux électeurs sont sortis du clivage gauche-droite. Des électeurs de gauche, centre, droite ont voté « oui ». Des électeurs de gauche, de droite, de droite extrême ont voté « non ». Des communistes et des électeurs de Front National se sont retrouvés dans le « non ».

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La défiance anti élites est-elle à votre avis globale ou particulièrement érigée contre les technocrates producteurs de normes et perçus comme étant hors sol, déconnectés de la vie quotidienne des gens ?

La crise des élites est générale. Les politiques s’en prennent « plein les dents » mais les enquêtes montrent que toutes les élites sont contestées : les dirigeants économiques, ceux des grandes organisations verticales syndicales et religieuses, les intellectuels, les experts mais également le pouvoir technocratique.

Mais je suis frappé de voir que remonte, derrière la contestation des élites, celle d’un système de pouvoir français dans lequel la technocratie d’État est extrêmement puissante, quel que soit le pouvoir élu. Le pouvoir change mais le pouvoir technocratique en tant que tel demeure. La contestation actuelle est particulièrement vigoureuse à l’égard de ce système technocratique. On a l’impression que le peuple se prononce, s’exprime mais qu’il n’y a pas de véritable suivi en raison de la permanence technocratique qui constitue l’alpha et l’oméga du système de pouvoir. Oui, nous sommes entrés dans une phase de contestation assez profonde de ces élites technocratiques. Cela pose la question du système de formation des élites du pouvoir en France.

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L’ENA est souvent critiquée, mais Sciences Po, qui en est un peu l’antichambre, est décrite par ses détracteurs comme une usine à clones libéraux-libertaires, bons petits soldats du libéralisme et de la mondialisation dépourvus d’esprit critique.

Sciences Po est bien autre chose qu’une antichambre de l’ENA. L’immense majorité de nos étudiants, depuis des décennies, va vers d’autres horizons que ceux de l’ENA.

L’homogénéité de la formation que l’on prête à Sciences Po est une lubie. Au contraire, Sciences Po reste un lieu universitaire dans lequel il y a une grande diversité d’approches et de paradigmes présentée à nos étudiants en matière d’économie, de science politique, d’histoire, de sociologie, de droit. Il n’y a pas de pensée unique. C’est un fantasme. Il suffit d’examiner le profil des intervenants en sciences économiques, qu’il s’agisse de Yann Algan, auteur de « La fabrique de la défiance… et comment s’en sortir » ou de Jacques Généreux qui fut conseiller de Jean-Luc Mélenchon ou d’autres dont les approches sont plus libérales.

Mais, vis-à-vis de Sciences Po comme de bien d’autres institutions, en ce moment, les fantasmes fonctionnent bien et les condamnations se contentent de stéréotypes. Si tant d’étudiants viennent à Sciences Po, c’est qu’ils sentent qu’il y a une grande liberté intellectuelle et un assez grand pluralisme.

Vous-même faites partie de l’élite intellectuelle et enseignez dans un établissement élitiste où étudient de bons élèves. Vous traverse-t-il l’esprit que dans un tel environnement, il est possible de perdre contact avec le reste du pays ?

Bien sûr, cela traverse l’esprit de tout le monde et particulièrement de ceux dont le métier est la formation des jeunes.
Avant d’être professeur à Sciences Po à la fin des années 1980, j’ai été professeur à l’université Pierre Mendès France à Grenoble, et à François Rabelais à Tours. Mon expérience d’enseignant n’est pas uniquement liée à Sciences Po.
J’ai toujours conçu mon métier comme un métier d’ouverture. Je fais de la formation permanente. J’enseigne ailleurs qu’à Sciences Po. Je fais de multiples conférences pour le tissu associatif ou syndical. Je ne reste pas dans ma bulle parisienne, rue Saint-Guillaume.
Je considère qu’un professeur ne doit pas seulement parler à ses élèves et au monde universitaire mais doit s’adresser à l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais considéré que les médias étaient un ennemi de la fonction intellectuelle mais pouvait être au contraire un vecteur essentiel pour l’animation du débat intellectuel et du débat politique.
Il faut remettre en cause sa pédagogie, nourrir sa recherche sans arrêt des dernières lectures et recherches importantes en France et à l’étranger, aller s’irriguer auprès de pédagogies étrangères extrêmement différentes de la pédagogie française. Depuis quinze ans, je vais chaque été aux États-Unis, dans un collège du Vermont. L’enseignement y fonctionne par petits groupes, avec une pédagogie horizontale, où l’on mélange des approches universitaires avec celles de grands professionnels. Cela se retrouve à Sciences Po avec des enseignants universitaires mais aussi du monde de l’entreprise, des administrations, des syndicats, du monde de la presse, de la communication.

On ne peut pas s’endormir sur des habitudes professionnelles du passé. Il faut rester extrêmement vigilant. A cet égard, Sciences Po n’a pas à rougir. En matière d’innovation pédagogique, de liens avec le monde de la recherche, d’ouverture sur les mondes de l’économie, de la communication, de l’international, c’est un pôle universitaire qui en France est en avance plutôt qu’en retard.

Retour aux questions

Sommes-nous en train de vivre une révolution ?

Une révolution je ne sais pas, mais un moment clé et un moment de rupture, oui, je le crois.
En 1789, tout avait commencé par les cahiers de doléances et la tenue des États Généraux, et cela a débouché sur un processus révolutionnaire, mais comparaison n’est pas raison. Je me méfie de ces raccourcis car nous ne sommes pas en monarchie absolue, la démocratie existe en France, même si elle est imparfaite, il existe une forte culture civique et démocratique.
Les gens veulent-ils une révolution ? On ne le sent pas en tant que tel. Il n’y a pas de demande de processus révolutionnaire dans les auxquels nous assistons mais une demande de changements forts et d’inflexions fortes.

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Mercredi 3 avril 2019 à 19h00 Pascal Perrineau donnera une conférence à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie) : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”

Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais :

Je m’inscris : Conférence + cocktail : 20 euros 

https://www.sciences-po.asso.fr/gene/main.php?base=326&id=8492

Je m’inscris : Conférence seule : 8 euros

https://www.sciences-po.asso.fr/gene/main.php?base=326&id=8491#

Lire aussi, sur le site de Sciences Po :
Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux

“La propagande a été le ciment de la démocratie libérale”

Réunion informelle mardi 12 février

En raison de la fermeture de notre lieu de rendez-vous habituel le lundi, nous nous retrouvons mardi 12 février, à partir de 19 h :
« Ma première cantine », dans l’immeuble « Le Nuage Philippe Starck » 769 avenue Raymond Dugrand à Montpellier (Tram Port Marianne ou Picasso).

Réunion importante: nous discuterons les orientations de notre groupe, vos souhaits et propositions. Vous recevrez cette semaine un sondage pour y exprimer vos préférence de lieux, d’horaires, de thèmes.

L’horaire n’est pas “de rigueur”, chacun passe selon son temps disponible. Dans la pratique, les réunions peuvent durer jusqu’à 23h.

Marc Daniel

PES 1988 et DEA d’histoire du XXe siècle

Marc Daniel, secrétaire général de l'orchestre national Montpellier Occitanie, diplômé Sciences Po Paris 1988

Carte de visite :
Secrétaire général de l’opéra orchestre national Montpellier Occitanie depuis 2018 (205 salariés permanents, budget de 22 millions d’euros).
marc.daniel@oonm.fr
Centres d’intérêt : L’histoire et l’art, en particulier l’opéra, la musique vocale, les arts plastiques et le cinéma.
Livre de chevet : « Une vie de Rossini » de Stendhal.
Film de chevet : « Le guépard » de Luchino Visconti.
Citation fétiche : « Nobody’s perfect ! », qui conclut le film de Billy Wilder « Certains l’aiment chaud » et « Il n’est de richesse que d’hommes » de Jean Bodin.

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