Magali Brieussel, libraire aventureuse, le 20 juin

Coline Erlihman, déléguée du groupe Occitanie ESCP Europe Alumni, nous propose une soirée-rencontre avec Magalie Brieussel, jeudi 20 juin à 19h15, dans les locaux de la librairie de voyages la Géosphère, à Montpellier (20, rue Jacques Cœur, tram ou parking Comédie ou Corum).

Magalie Brieussel relatera son parcours personnel et professionnel avec la reprise de la librairie de voyages en 2017 et livrera ses conseils de lecture pour nos prochains voyages. Un apéritif clôturera la soirée. Une participation de 5 € sera à régler sur place.
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Pour en savoir plus sur Magalie Brieussel :
IEP d’Aix-en-Provence de 2003 à 2007.
Nombreux voyages, dont un an en voilier à l’âge de 15 ans, un an autour du monde à l’âge de 25 ans.
Plusieurs séjours longs à l’étranger (deux ans en Allemagne, un an au Japon, un an en Suisse).
Traductrice allemand et français pendant 5 ans, avant de reprendre la librairie de voyage “Les cinq continents” (aujourd’hui “La Géosphère”) en décembre 2017.
Ecouter l’émission sur radio Aviva réalisée par Coline Erlihman avec Magali Brieussel

Logo de la Géosphère, librairie de voyages à Montpellier

6 et 7 juin : tous au JAM !

“Comme tous les ans, en ma qualité de président d’honneur des Alumini Sciences Po LR et membre du conseil d’administration du JAM, salle de concert, école Jazz et Musiques actuelles, j’ai le plaisir de vous proposer de participer trés nombreux avec vos familles, collègues et amis aux 2 dernières soirées des paillotes du JAM les 6 et 7 juin.”

Les Paillotes 2019 sont là !

Dès 19h, entrée gratuite
3 Concerts par soir, 2 Bars avec Tapas/Assiettes et Expos !
Ateliers enfants : Éveil musical !
Pour la buvette extérieure et la restauration : PAIEMENTS chèques et espèces uniquement. PAS DE CB.

Jeudi 06 Juin
20h – Les Filles de l’Air – Chanson Humoristique
21h15 – The Vapoters – Soul Jazz
22h30 – Payambo – Cumbia Fusion

Vendredi 07 Juin
20h – Bugg Zugg – Jazz
21h15 – Tremplin JAM 
puis PISTACHE (Lauréate 2018)
22h30 – DJ set

A votre écoute, pour toute information :
Jean-François Fontana, Président
Nathalie Lajara, Directrice
Jean-Paul Charbaut, Relations Extérieures
Tél : 04 67 58 30 30
www.lejam.com
100 rue F. de Lesseps – Montpellier
Tram Ligne 4 Arrêt Saint Martin

Trompettiste du Jam à Montpellier, école de musique dont Jean-Paul Charbaut, président d'honneur des alumni sciences po LR, est membre du conseil d'administration

Le 3 juin : le procès des réseaux

Bernard Lacour, notre correspondant Sciences Po au “club des présidents” nous informe de la soirée conviviale du club qui aura lieu le 3 juin au Traiteur d’Amélie, à Mauguio.

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Le Procès des réseaux!
Les réseaux sociaux, de plus en plus prégnants, sont accusés de provoquer la destruction de tout lien social physique réel. Ils ont entamé depuis plusieurs années un travail de déconstruction de nos associations locales qui oeuvrent chaque jour pour le développement économique, social, de nos territoires.
La coupe est pleine ! Il est maintenant temps de se réveiller, se révéler, et obtenir justice !

Alors… Réseaux or not Réseaux ?
Lundi 3 juin, c’est vous qui jugerez de ce qu’il adviendra de Linkedin, Facebook ou encore Instagram, durant le procès des réseaux sociaux!

Cette soirée conviviale et ludique, proposée par le Club des présidents, est réservée à une centaine de participants, membres des associations qui le composent.
Des président(e)s et référent(e)s de nos associations se mettront en scène pour restituer devant vous une prestation théâtrale conçue et réalisée avec le concours d’un président de cour d’assises dans le ressort de la cour d’appel de Montpellier et d’avocats membres du barreau de Montpellier.
Ce moment judiciaire d’anthologie ne pourra se faire sans vous et votre participation active, en tant que jurés, pour rendre une justice équitable et éclairée.
Les inscriptions se feront en pré-vente au tarif de 25€ jusqu’au 20 mai, puis à 30€ passée cette date.
La soirée se déroulera au Traiteur d’Amélie, à Mauguio et se clôturera par un cocktail, quel que soit le verdict rendu, bien entendu !
Inscrivez-vous vite !

Visite privée de l’hôtel Haguenot le 23 mai

Les Alumni de l’Edhec nous convient à la visite privée de l’hôtel Haguenot et de ses jardins, à Montpellier, suivie d’un cocktail, le jeudi 23 mai 2019 à partir de 18h00, 3 rue Clapies, sur le versant sud de la place Royale du Peyrou à Montpellier, avec possibilité de se garer sur le parking des Arceaux à proximité.

S’inscrire :
https://alumni.edhec.edu/fr/agenda/edhec-alumni-languedoc-roussillon-visite-privee-de-l-hotel-haguenot-9973
Cliquer sur le bouton orange à droite et se laisser guider.

Le tarif est de 25 € par personne à régler en CB sur le site Edhec.
Attention : nombre de places limité à 25 participants.

Hôtel Haguenot, Montpellier

L’hôtel Haguenot, dit villa Haguenot, est une folie montpelliéraine de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Hygiéniste et anatomiste, Henri Haguenot (1687-1775) est un scientifique brillant. Ce professeur et doyen de l’université de Montpellier cumule ses fonctions avec celle de magistrat à la Cour des aides de Montpellier.
Il a plus de soixante-dix ans lorsqu’il décide de se faire construire une maison des champs, dans une zone alors sub-urbaine, en contrebas de la promenade du Peyrou, récemment aménagée. Pour cela, il fait appel à Jean-Antoine Giral, l’architecte le plus actif architecte du XVIIIe siècle montpelliérain.

Plus d’info auprès de Véronique Carré.

Pascal Perrineau à Montpellier

Une soixantaine de personnes, Alumni Sciences Po, membres des sections régionales Languedoc-Roussillon des Alumni grandes écoles – EDHEC, ESCP Europe, ESSEC, HEC ainsi que des représentants du monde socio-économique, ont écouté avec grand intérêt le ressenti de Pascal Perrineau sur le grand débat, en sa qualité de garant.
Cette conférence était organisée à l’initiative de la section régionale des Alumni Sciences Po Paris présidée depuis 18 mois par Chloé Perreau, à l’occasion de la première visite à Montpellier de Pascal Perrineau, président national de l’Association des Sciences Po.

Pascal Perrineau évoque tout d’abord les fractures sociale, territoriale et politique à l’origine du soulèvement inédit des gilets jaunes.
La réponse tardive du gouvernement à ce nouveau mouvement social, au-delà de l’enveloppe des 12 milliards, se concrétise par la mise en œuvre du grand débat.

La parole est ainsi donnée aux Français qui peuvent exprimer leurs attentes du 15 janvier au 15 mars de différentes manières en fonction des publics et catégories sociales :

  • sur le site internet dédié qui a reçu 1 932 884 contributions produites par environ 500 000 personnes;
  • dans 10 452 réunions publiques regroupant 800 000 personnes;
  • dans 16 600 cahiers de doléances mis en place dans des mairies;
  • dans les 10 000 contributions libres (courriers et courriels);
  • La consultation porte sur 4 grands thèmes :

  • la transition écologique;
  • la fiscalité et les dépenses publiques;
  • la démocratie et la citoyenneté;
  • l’organisation de l’Etat et des services publics.
  • Cette consultation peut être considérée comme un succès par rapport à tout autre démarche de démocratie participative. Et ce d’autant plus que 4 autres thèmes ont été spontanément abordés par les contributeurs :

  • le pouvoir d’achat;
  • la santé;
  • l’éducation;
  • la relance de la machine économique.
  • Le matériel ainsi recueilli témoigne de l’expressivité des participants et de la volonté de construire des solutions.

    Le politologue évoque la restitution des données recueillies qui sont numérisées et anonymisées à la Bibliothèque Nationale de France.
    Enfin il s’interroge sur la suite que la démocratie représentative donnera aux propositions émises.

    En réponse à une question, il suggère à titre personnel un acte 3 très audacieux de la décentralisation avec l’urgence de créer des vrais corps intermédiaires dignes de ce nom.

    Compte rendu de Jean-Paul Charbaut, le 5 avril 2019

    Le grand débat vu de l’intérieur, une conférence de Pascal Perrineau

    Pascal Perrineau est professeur des universités à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique et président de l’association des Alumni de Sciences Po. Il est l’un des cinq garants chargés de veiller à la qualité démocratique du «grand débat national» ouvert du 15 janvier au 15 mars 2019 pour répondre à la crise des gilets jaunes. Il viendra le 3 avril 2019 à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie à 19h00) nous parler de cette expérience inédite : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”.

    Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais : Conférence + cocktail: 20 euros ou Conférence seule: 8 euros

    “Grand débat” : premières impressions
    Propos recueillis le 28 février 2019 par Françoise Bougenot
    Grand débat national : quoi de neuf ?
    Être garant au quotidien : du processus à la synthèse
    Le RIC en question
    Désenchantement démocratique
    Du référendum de 2005 au traité de 2008 : rupture du contrat social ?
    Défiance anti élites
    Sciences Po contesté
    Révolution
    Cette expérience de garant vous surprend-elle, vous qui scrutez la vie politique depuis des décennies ?

    Oui, car il y a dans le processus de grand débat national des éléments extrêmement innovants.

    Nous n’avions jamais connu en France ni en Europe un tel processus participatif sur une si longue période, avec une si grande diversité des modes de participation. Des gens échangent des idées et délibèrent lors de réunions d’intérêt local (RIL). Certains répondent à des questions sur le site du grand débat national. D’autres, reprenant une vieille tradition, remplissent dans les mairies des cahiers dits de doléances ou citoyens. D’autres prennent la plume ou le clavier et envoient leur contribution à la Mission du grand débat national. D’autres encore, passant dans des gares ou des postes, utilisent des postes de proximité pour faire part de leurs demandes et de leurs réflexions.

    Beaucoup disaient, au départ, que ce processus serait un flop. C’est le contraire. Pour l’instant, on dénombre 9000 réunions d’intérêt local et la barre du million de contributions vient d’être dépassée. Des centaines de milliers d’électeurs et de citoyens se sont emparés de ce processus. Ils prolongent sur le terrain du débat ce qui a été initié, sur un mode plus protestataire, par les manifestations de la fin 2018. Ce processus contribue à faire rentrer le débat dans un lit d’échanges démocratiques, ce qui n’est pas incompatible avec l’expression de la colère et de l’inquiétude. Hier, lors d’une réunion à Troyes, j’ai constaté que des Français qui ne sont pas d’accord entre eux se sont écoutés les uns les autres pendant trois heures, parfois même ont évolué en matière d’opinion.

    Une forme d’intelligence collective s’invente dans ce grand débat national.

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    En quoi consiste votre rôle de garant au quotidien ?

    Pour l’instant, c’est presque un travail à plein temps.
    Il s’agit d’être garant des principes de liberté, d’inclusion, de pluralisme et de transparence dans le grand débat national. Nous sommes extrêmement attentifs à la manière dont ces principes sont respectés. Nous avons par exemple fait des remarques sur la trop grande présence de questions fermées par rapport aux questions ouvertes. Pour avoir un vrai débat, il faut privilégier les questions ouvertes. Sur les quatre grands thèmes sélectionnés, nous avons dit que pour avoir une approche pluraliste, il fallait une approche extrêmement diversifiée de source d’informations sur chacun de ces grands thèmes afin que les citoyens qui le souhaitent puissent s’informer avant de débattre. Nous avons obtenu une diversification des sources.

    Par ailleurs, nous recevons des spécialistes français et étrangers du débat public. Nous avons des réunions régulières avec le gouvernement pour recevoir, sur ce processus du grand débat, des partis, des associations, des groupes d’élus, des syndicats. Nous avons une réunion hebdomadaire avec Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les ministres qui pilotent la mission du grand débat national, pour évaluer ce qui va bien, et moins bien, les problèmes. Par exemple, pendant longtemps, la remontée des synthèses de réunion d’intérêt local a été beaucoup trop lente. On s’est efforcé à ce que ce soit accéléré.

    Nous ne nous contentons pas d’être extrêmement vigilants sur les principes au plan national. Nous nous rendons, environ trois fois par semaine, dans des terrains très diversifiés, centres de métropole, périphéries urbaines, mondes ruraux, mondes rurbains, pour assister à des réunions et voir si les grands principes sont respectés au plan local. Nous nous plaçons dans un coin de la salle sans prendre la parole. Nous regardons comment les animateurs opèrent, comment ces réunions se déroulent et nous prenons des notes. Cela se passe en général plutôt bien et même parfois très bien.

    Qui réalise ces synthèses ?

    La personne ou l’association qui a organisé la réunion réalise la synthèse et peut la faire circuler parmi les participants avant de la faire remonter sur le site du grand débat national. Les synthèses non numérisées sont en train de l’être par la bibliothèque nationale de France. C’est à partir de tout ce matériel de millions d’items et d’éléments de discours que sera faite l’analyse qui aura lieu à partir de la fin mars.

    Comment analyser ces millions de contributions ? Comment allez-vous y contribuer ?

    En tant que garants, nous sommes des observateurs et nous tentons d’améliorer la qualité du processus. Nous ne sommes ni décideurs ni acteurs.
    Nous avons reçu les prestataires qui traiteront cet énorme volume de données. Nous leur avons posé de multiples questions. Nous avons été extrêmement attentifs à leur méthodologie.

    Tout ce qui est sur le site, en réponse aux questions ouvertes et fermées, sera traité par l’institut OpinonWay avec la société QWAM.

    L’ensemble des autres données, en cours du numérisation, c’est-à-dire les synthèses de réunion de terrain, les cahiers de doléances, les contributions spontanées etc. seront traités par un consortium composé de Roland Berger, Blue Nove, et Cognito.

    Ces sociétés vont, par des techniques d’analyse quantitative, sémantique, du discours, traiter l’ensemble de ces millions de données. Elle auront recours à de l’intelligence artificielle pour commencer à classer ce matériel proliférant en plusieurs thèmes et sous-thèmes puis à de l’intelligence humaine pour voir comment ils s’articulent.
    L’objectif est de constituer une carte de ce que les Français ont en tête : les thèmes qui les préoccupent ; les ébauches de solutions déjà à l’œuvre.
    Début avril, arrivera l’heure de la démocratie représentative. A partir d’une cartographie assez claire et nette de ce que les Français ont en tête, les élus, les collectivités territoriales, le gouvernement et le président de la République ébaucheront des réponses.

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    La revendication d’introduire le RIC dans notre vie politique est-elle fréquente ?

    Elle survient assez souvent mais pas toujours. Hier, par exemple, j’étais à Pont-Sainte-Marie dans l’Aube, dans la banlieue de Troyes, et le mot de RIC n’a pas été prononcé une fois. Les thématiques les plus abordées sont la fiscalité et les dépenses publiques.

    Êtes-vous à titre personnel favorable au RIC ?

    Le référendum d’initiative populaire existe déjà dans la constitution mais les conditions sont tellement drastiques qu’en effet il ne peut pas être mis en œuvre.
    Je suis favorable à ouvrir ses conditions de mise en œuvre afin de le rendre plus aisé, comme c’est par exemple le cas en Suisse.
    En revanche, je suis assez défavorable au référendum de révocation. Je trouve que les mandats sont relativement courts et que les élections sont là pour que les citoyens disent ce qu’ils pensent des élus auxquels ils ont fait confiance cinq ou six ans auparavant. C’est une opinion personnelle qui mérite d’être débattue.

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    Vous avez par ailleurs évoqué notre « démocratie malade ». Quels en sont les symptômes ?

    En 2003, j’ai écrit « Désenchantement démocratique ». On voit depuis des décennies des signes de dérèglement, de fatigue, voire d’épuisement de la démocratie représentative : la montée constante des taux d’abstention ; le développement du vote protestataire ; l’effondrement des corps intermédiaires que sont les partis et les syndicats ; la contestation, parfois excessive et injuste, du personnel politique et des élus.
    Cela dit, la manière dont les citoyens se sont emparés du grand débat est un signe que les Français croient encore au processus d’échanges et de délibération démocratique. C’est un signe de revivification démocratique. On verra ce que cela donnera sur le long terme.

    Quelles sont les causes de ce désenchantement démocratique ?

    Les indicateurs de fatigue démocratique ont commencé à passer à l’orange, puis au rouge, dès les années 1980.
    Les facteurs déclencheurs furent la crise économique et sociale provoquée par les chocs pétroliers de la décennie 1970 et marquée par l’apparition d’un chômage de masse. L’idée selon laquelle le pouvoir politique était relativement impuissant à répondre à ces enjeux très importants s’est alors développée : c’est un facteur de fond de remise en cause de la démocratie représentative.
    D’autre part, ce qui depuis la fin de la Seconde guerre mondiale donnait sens aux affrontements démocratiques s’est déréglé dans les décennies 1970 et 1980 : le clivage gauche-droite est entré en crise ; la gauche a perdu la fonction d’alternative qu’elle avait pendant la Ve République en accédant au pouvoir et en montrant les limites de sa capacité à changer la société et le système économique ; les grands partis, jusque-là forts, relativement structurés avec chacun leur programme, ont commencé à être usés, donnant l’impression aux Français que ce n’était plus là que se passait le débat.
    On a alors observé, deuxième facteur lourd de la crise démocratique, des phénomènes de retrait des Français vis-à-vis des grandes catégories et organisations qui jusque-là donnaient sens au débat démocratique.
    Enfin, le monde politique lui-même a eu du mal à se renouveler et à s’adapter aux grands enjeux du monde. La construction européenne, ainsi que la globalisation économique, culturelle, sociale ont provoqué un malaise de la politique démocratique nationale et des clivages au sein même des partis. En 2005, le parti socialiste a éclaté en deux sur l’attitude à adopter par rapport au traité constitutionnel européen. Au sein de la droite existent aussi des clivages européens.

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    Le traité de Lisbonne de 2008, contournant le résultat du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen a constitué, selon l’intellectuel Michel Onfray, une « rupture du contrat social ». Pensez-vous que ce moment où la technocratie a primé sur la démocratie permet de comprendre l’ampleur de la contestation de la légitimité du pouvoir ?

    La défiance préexistait à la rupture de 2005. Néanmoins, la décision majoritaire de refus du traité constitutionnel européen, suivie quelques mois plus tard par une opération vécue comme une opération de contournement a creusé le fossé entre représentés et représentants. Cette tension entre la majorité du peuple qui s’est prononcée par référendum et une technocratie qui va tenter de contourner le verdict des urnes n’est pas la seule. En 2005, les catégories politiques traditionnelles qui donnaient sens au combat politique depuis des générations ont volé en éclats. De nombreux électeurs sont sortis du clivage gauche-droite. Des électeurs de gauche, centre, droite ont voté « oui ». Des électeurs de gauche, de droite, de droite extrême ont voté « non ». Des communistes et des électeurs de Front National se sont retrouvés dans le « non ».

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    La défiance anti élites est-elle à votre avis globale ou particulièrement érigée contre les technocrates producteurs de normes et perçus comme étant hors sol, déconnectés de la vie quotidienne des gens ?

    La crise des élites est générale. Les politiques s’en prennent « plein les dents » mais les enquêtes montrent que toutes les élites sont contestées : les dirigeants économiques, ceux des grandes organisations verticales syndicales et religieuses, les intellectuels, les experts mais également le pouvoir technocratique.

    Mais je suis frappé de voir que remonte, derrière la contestation des élites, celle d’un système de pouvoir français dans lequel la technocratie d’État est extrêmement puissante, quel que soit le pouvoir élu. Le pouvoir change mais le pouvoir technocratique en tant que tel demeure. La contestation actuelle est particulièrement vigoureuse à l’égard de ce système technocratique. On a l’impression que le peuple se prononce, s’exprime mais qu’il n’y a pas de véritable suivi en raison de la permanence technocratique qui constitue l’alpha et l’oméga du système de pouvoir. Oui, nous sommes entrés dans une phase de contestation assez profonde de ces élites technocratiques. Cela pose la question du système de formation des élites du pouvoir en France.

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    L’ENA est souvent critiquée, mais Sciences Po, qui en est un peu l’antichambre, est décrite par ses détracteurs comme une usine à clones libéraux-libertaires, bons petits soldats du libéralisme et de la mondialisation dépourvus d’esprit critique.

    Sciences Po est bien autre chose qu’une antichambre de l’ENA. L’immense majorité de nos étudiants, depuis des décennies, va vers d’autres horizons que ceux de l’ENA.

    L’homogénéité de la formation que l’on prête à Sciences Po est une lubie. Au contraire, Sciences Po reste un lieu universitaire dans lequel il y a une grande diversité d’approches et de paradigmes présentée à nos étudiants en matière d’économie, de science politique, d’histoire, de sociologie, de droit. Il n’y a pas de pensée unique. C’est un fantasme. Il suffit d’examiner le profil des intervenants en sciences économiques, qu’il s’agisse de Yann Algan, auteur de « La fabrique de la défiance… et comment s’en sortir » ou de Jacques Généreux qui fut conseiller de Jean-Luc Mélenchon ou d’autres dont les approches sont plus libérales.

    Mais, vis-à-vis de Sciences Po comme de bien d’autres institutions, en ce moment, les fantasmes fonctionnent bien et les condamnations se contentent de stéréotypes. Si tant d’étudiants viennent à Sciences Po, c’est qu’ils sentent qu’il y a une grande liberté intellectuelle et un assez grand pluralisme.

    Vous-même faites partie de l’élite intellectuelle et enseignez dans un établissement élitiste où étudient de bons élèves. Vous traverse-t-il l’esprit que dans un tel environnement, il est possible de perdre contact avec le reste du pays ?

    Bien sûr, cela traverse l’esprit de tout le monde et particulièrement de ceux dont le métier est la formation des jeunes.
    Avant d’être professeur à Sciences Po à la fin des années 1980, j’ai été professeur à l’université Pierre Mendès France à Grenoble, et à François Rabelais à Tours. Mon expérience d’enseignant n’est pas uniquement liée à Sciences Po.
    J’ai toujours conçu mon métier comme un métier d’ouverture. Je fais de la formation permanente. J’enseigne ailleurs qu’à Sciences Po. Je fais de multiples conférences pour le tissu associatif ou syndical. Je ne reste pas dans ma bulle parisienne, rue Saint-Guillaume.
    Je considère qu’un professeur ne doit pas seulement parler à ses élèves et au monde universitaire mais doit s’adresser à l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais considéré que les médias étaient un ennemi de la fonction intellectuelle mais pouvait être au contraire un vecteur essentiel pour l’animation du débat intellectuel et du débat politique.
    Il faut remettre en cause sa pédagogie, nourrir sa recherche sans arrêt des dernières lectures et recherches importantes en France et à l’étranger, aller s’irriguer auprès de pédagogies étrangères extrêmement différentes de la pédagogie française. Depuis quinze ans, je vais chaque été aux États-Unis, dans un collège du Vermont. L’enseignement y fonctionne par petits groupes, avec une pédagogie horizontale, où l’on mélange des approches universitaires avec celles de grands professionnels. Cela se retrouve à Sciences Po avec des enseignants universitaires mais aussi du monde de l’entreprise, des administrations, des syndicats, du monde de la presse, de la communication.

    On ne peut pas s’endormir sur des habitudes professionnelles du passé. Il faut rester extrêmement vigilant. A cet égard, Sciences Po n’a pas à rougir. En matière d’innovation pédagogique, de liens avec le monde de la recherche, d’ouverture sur les mondes de l’économie, de la communication, de l’international, c’est un pôle universitaire qui en France est en avance plutôt qu’en retard.

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    Sommes-nous en train de vivre une révolution ?

    Une révolution je ne sais pas, mais un moment clé et un moment de rupture, oui, je le crois.
    En 1789, tout avait commencé par les cahiers de doléances et la tenue des États Généraux, et cela a débouché sur un processus révolutionnaire, mais comparaison n’est pas raison. Je me méfie de ces raccourcis car nous ne sommes pas en monarchie absolue, la démocratie existe en France, même si elle est imparfaite, il existe une forte culture civique et démocratique.
    Les gens veulent-ils une révolution ? On ne le sent pas en tant que tel. Il n’y a pas de demande de processus révolutionnaire dans les auxquels nous assistons mais une demande de changements forts et d’inflexions fortes.

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    Mercredi 3 avril 2019 à 19h00 Pascal Perrineau donnera une conférence à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie) : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”

    Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais. Je m’inscris : Conférence + cocktail : 20 euros ou Conférence seule : 8 euros

    Lire aussi, sur le site de Sciences Po
    Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux

    “La propagande a été le ciment de la démocratie libérale”

    Questions migratoires avec la Cimade le 20 mars

    Venez découvrir l’action de la Cimade, à Montpellier, 28 rue du Faubourg Boutonnet, à partir de 18h30 le mercredi 20 mars 2019.
    Nous serons accueillis par Laurence Dupont, alumna sciences po et bénévole de l’association militante. Nous rencontrerons Françoise Dubourg, présidente et spécialiste de l’accueil des demandeurs d’asile, ainsi que d’autres intervenants. Préparez vos questions !
    Une participation de 5 euros vous sera demandée pour participer aux frais de boissons pour le pot final.

    Présentation de la Cimade, par Laurence Dupont

    « La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle lutte contre toute forme de discrimination et, en particulier, contre la xénophobie et le racisme. » (Article 1 des statuts de La Cimade) Elle est la seule ONG française à intervenir auprès des migrants, demandeurs d’asile et des réfugiés sur l’ensemble de la thématique de l’immigration.

    La Cimade a été fondée en 1939 au sein des mouvements de jeunesse protestants. De sa mission initiale auprès des évacués de l’Alsace-Lorraine fuyant l’avancée nazie, elle a conservé son nom (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Évacués), mais aussi un lien avec le monde protestant et surtout une fidélité aux valeurs et aux engagements de ses fondateurs.

    Depuis plus de soixante ans, La Cimade a adapté son action aux enjeux de l’époque

    À partir de la fin des années 70, La Cimade s’implique de plus en plus en réaction aux projets de loi réduisant les droits des immigrés. Elle entre dans les centres de rétention en 1984, pour y venir en aide aux étrangers reconduits.

    Chaque année, La Cimade accueille dans ses 115 permanences plus de 100000 personnes migrantes, réfugiées ou en demande d’asile. Elle héberge près de 200 personnes dans ses centres de Béziers et de Massy. Elle est présente dans huit centres de rétention administrative pour accompagner et aider les personnes enfermées, dans l’exercice de leurs droits. La Cimade agit également auprès d’ établissements pénitentiaires.

    Près de 2 500 bénévoles militants, au sein de 90 groupes locaux, oeuvrent dans l’association. La Cimade Montpellier est l’un de ces groupes locaux, avec 90 bénévoles environ.

    Ses actions se développent dans différentes directions :

    – les permanences pour les demandeurs d’asile le mardi après-midi;
    – l’accueil juridique le jeudi matin;
    – les Amoureux au ban le jeudi après-midi (partenaire de la Cimade);
    – RESF (réseau éducation sans frontières): mercredi après-midi (partenaire de la Cimade);
    – des ateliers d’apprentissage du français se tiennent tout au long de la semaine.
    – des visites auprès des détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelone pour un accompagnement juridique;
    – Psymade pour accompagner et soutenir psychologiquement les personnes accueillies dans les permanences.
    – une mission bidonvilles pour la défense et l’accès au droit commun des habitants des trois bidonvilles montpelliérains : « Celleneuve », « Bonnier de la Mosson », « Zénith 1 ». Le public de nationalité roumaine et d’ex-Yougoslavie appartient pour la majorité à la communauté Rom, soit environ 400 personnes;
    – le Cicade, centre pour l’initiative citoyenne et l’accès aux droits des exclus, est un lieu ressource en droit de la famille international,(partenaire de la Cimade).
    – un centre Franz Fanon vient d’être créé pour renforcer l’accès aux soins psychiques avec un collectif inter-associatif dont Médecins du Monde, L’Adage, le Groupe SOS.

    La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle lutte contre toute forme de discrimination et, en particulier, contre la xénophobie et le racisme.

    Portrait de Laurence Dupont

    https://www.lacimade.org/

    https://mooc.afpa.fr/courses/course-v1:afpa+occitanie+2019_S1/about
    “Voyage avec le vent, assis sur les souvenirs, tiré par la nostalgie”, gravures de Mohamed Alhodai in “Sept voies/x de migrants”, projet d’édition de livre d’artiste de Sarah Thiriet avec des migrants.

    Réunion informelle du 2e lundi du mois

    Nos réunions mensuelles du 2e lundi continuent au Trinque Fougasse – Sud (celui du bassin Jacques-Coeur), après la défection de “ma première cantine”
    Trinque Fougasse, 148 rue de Galata – 34000 Montpellier.
    En Tramway: Lignes 1 et 3 – Arrêt Port-Marianne Pour se garer:

    L’horaire est inchangé, “à partir de 19h00”.


    Pascal Perrineau, garant du “grand débat” : premières impressions

    Pascal Perrineau est professeur des universités à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages sur la vie politique et président de l’association des Alumni de Sciences Po. Nommé par le président du Sénat, il est l’un des cinq garants chargés de veiller à la qualité démocratique du « grand débat national » ouvert du 15 janvier au 15 mars 2019 pour répondre à la crise des gilets jaunes. Il viendra le 3 avril 2019 à Montpellier nous parler de cette expérience inédite.
    Propos recueillis le 28 février 2019 par Françoise Bougenot

    Grand débat national : quoi de neuf ?

    Être garant au quotidien : du processus à la synthèse

    Le RIC en question

    Désenchantement démocratique

    Du référendum de 2005 au traité de 2008 : rupture du contrat social ?

    Défiance anti élites

    Sciences Po contesté

    Révolution 

    Cette expérience de garant vous surprend-elle, vous qui scrutez la vie politique depuis des décennies  ?

    Oui, car il y a dans le processus de grand débat national des éléments extrêmement innovants.

    Nous n’avions jamais connu en France ni en Europe un tel processus participatif sur une si longue période, avec une si grande diversité des modes de participation. Des gens échangent des idées et délibèrent lors de réunions d’intérêt local (RIL). Certains répondent à des questions sur le site du grand débat national. D’autres, reprenant une vieille tradition, remplissent dans les mairies des cahiers dits de doléances ou citoyens. D’autres prennent la plume ou le clavier et envoient leur contribution à la Mission du grand débat national. D’autres encore, passant dans des gares ou des postes, utilisent des postes de proximité pour faire part de leurs demandes et de leurs réflexions.

    Beaucoup disaient, au départ, que ce processus serait un flop. C’est le contraire. Pour l’instant, on dénombre 9000 réunions d’intérêt local et la barre du million de contributions vient d’être dépassée. Des centaines de milliers d’électeurs et de citoyens se sont emparés de ce processus. Ils prolongent sur le terrain du débat ce qui a été initié, sur un mode plus protestataire, par les manifestations de la fin 2018. Ce processus contribue à faire rentrer le débat dans un lit d’échanges démocratiques, ce qui n’est pas incompatible avec l’expression de la colère et de l’inquiétude. Hier, lors d’une réunion à Troyes, j’ai constaté que des Français qui ne sont pas d’accord entre eux se sont écoutés les uns les autres pendant trois heures, parfois même ont évolué en matière d’opinion.

    Une forme d’intelligence collective s’invente dans ce grand débat national.

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    En quoi consiste votre rôle de garant au quotidien ?

    Pour l’instant, c’est presque un travail à plein temps.
    Il s’agit d’être garant des principes de liberté, d’inclusion, de pluralisme et de transparence dans le grand débat national. Nous sommes extrêmement attentifs à la manière dont ces principes sont respectés. Nous avons par exemple fait des remarques sur la trop grande présence de questions fermées par rapport aux questions ouvertes. Pour avoir un vrai débat, il faut privilégier les questions ouvertes. Sur les quatre grands thèmes sélectionnés, nous avons dit que pour avoir une approche pluraliste, il fallait une approche extrêmement diversifiée de source d’informations sur chacun de ces grands thèmes afin que les citoyens qui le souhaitent puissent s’informer avant de débattre. Nous avons obtenu une diversification des sources.

    Par ailleurs, nous recevons des spécialistes français et étrangers du débat public. Nous avons des réunions régulières avec le gouvernement pour recevoir, sur ce processus du grand débat, des partis, des associations, des groupes d’élus, des syndicats. Nous avons une réunion hebdomadaire avec Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, les ministres qui pilotent la mission du grand débat national, pour évaluer ce qui va bien, et moins bien, les problèmes. Par exemple, pendant longtemps, la remontée des synthèses de réunion d’intérêt local a été beaucoup trop lente. On s’est efforcé à ce que ce soit accéléré.

    Nous ne nous contentons pas d’être extrêmement vigilants sur les principes au plan national. Nous nous rendons, environ trois fois par semaine, dans des terrains très diversifiés, centres de métropole, périphéries urbaines, mondes ruraux, mondes rurbains, pour assister à des réunions et voir si les grands principes sont respectés au plan local. Nous nous plaçons dans un coin de la salle sans prendre la parole. Nous regardons comment les animateurs opèrent, comment ces réunions se déroulent et nous prenons des notes. Cela se passe en général plutôt bien et même parfois très bien.

    Qui réalise ces synthèses ?

    La personne ou l’association qui a organisé la réunion réalise la synthèse et peut la faire circuler parmi les participants avant de la faire remonter sur le site du grand débat national. Les synthèses non numérisées sont en train de l’être par la bibliothèque nationale de France. C’est à partir de tout ce matériel de millions d’items et d’éléments de discours que sera faite l’analyse qui aura lieu à partir de la fin mars.

    Comment analyser ces millions de contributions ? Comment allez-vous y contribuer ?

    En tant que garants, nous sommes des observateurs et nous tentons d’améliorer la qualité du processus. Nous ne sommes ni décideurs ni acteurs.
    Nous avons reçu les prestataires qui traiteront cet énorme volume de données. Nous leur avons posé de multiples questions. Nous avons été extrêmement attentifs à leur méthodologie.

    Tout ce qui est sur le site, en réponse aux questions ouvertes et fermées, sera traité par l’institut OpinonWay avec la société QWAM.

    L’ensemble des autres données, en cours du numérisation, c’est-à-dire les synthèses de réunion de terrain, les cahiers de doléances, les contributions spontanées etc. seront traités par un consortium composé de Roland Berger, Blue Nove, et Cognito.

    Ces sociétés vont, par des techniques d’analyse quantitative, sémantique, du discours, traiter l’ensemble de ces millions de données. Elle auront recours à de l’intelligence artificielle pour commencer à classer ce matériel proliférant en plusieurs thèmes et sous-thèmes puis à de l’intelligence humaine pour voir comment ils s’articulent.
    L’objectif est de constituer une carte de ce que les Français ont en tête : les thèmes qui les préoccupent ; les ébauches de solutions déjà à l’œuvre.
    Début avril, arrivera l’heure de la démocratie représentative. A partir d’une cartographie assez claire et nette de ce que les Français ont en tête, les élus, les collectivités territoriales, le gouvernement et le président de la République ébaucheront des réponses.

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    La revendication d’introduire le RIC dans notre vie politique est-elle fréquente ?

    Elle survient assez souvent mais pas toujours. Hier, par exemple, j’étais à Pont-Sainte-Marie dans l’Aube, dans la banlieue de Troyes, et le mot de RIC n’a pas été prononcé une fois. Les thématiques les plus abordées sont la fiscalité et les dépenses publiques.

    Êtes-vous à titre personnel favorable au RIC ?

    Le référendum d’initiative populaire existe déjà dans la constitution mais les conditions sont tellement drastiques qu’en effet il ne peut pas être mis en œuvre.
    Je suis favorable à ouvrir ses conditions de mise en œuvre afin de le rendre plus aisé, comme c’est par exemple le cas en Suisse.
    En revanche, je suis assez défavorable au référendum de révocation. Je trouve que les mandats sont relativement courts et que les élections sont là pour que les citoyens disent ce qu’ils pensent des élus auxquels ils ont fait confiance cinq ou six ans auparavant. C’est une opinion personnelle qui mérite d’être débattue.

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    Vous avez par ailleurs évoqué notre « démocratie malade ». Quels en sont les symptômes ?

    En 2003, j’ai écrit « Désenchantement démocratique ». On voit depuis des décennies des signes de dérèglement, de fatigue, voire d’épuisement de la démocratie représentative : la montée constante des taux d’abstention ; le développement du vote protestataire ; l’effondrement des corps intermédiaires que sont les partis et les syndicats ; la contestation, parfois excessive et injuste, du personnel politique et des élus.
    Cela dit, la manière dont les citoyens se sont emparés du grand débat est un signe que les Français croient encore au processus d’échanges et de délibération démocratique. C’est un signe de revivification démocratique. On verra ce que cela donnera sur le long terme.

    Quelles sont les causes de ce désenchantement démocratique ?

    Les indicateurs de fatigue démocratique ont commencé à passer à l’orange, puis au rouge, dès les années 1980.
    Les facteurs déclencheurs furent la crise économique et sociale provoquée par les chocs pétroliers de la décennie 1970 et marquée par l’apparition d’un chômage de masse. L’idée selon laquelle le pouvoir politique était relativement impuissant à répondre à ces enjeux très importants s’est alors développée : c’est un facteur de fond de remise en cause de la démocratie représentative.
    D’autre part, ce qui depuis la fin de la Seconde guerre mondiale donnait sens aux affrontements démocratiques s’est déréglé dans les décennies 1970 et 1980 : le clivage gauche-droite est entré en crise ; la gauche a perdu la fonction d’alternative qu’elle avait pendant la Ve République en accédant au pouvoir et en montrant les limites de sa capacité à changer la société et le système économique ; les grands partis, jusque-là forts, relativement structurés avec chacun leur programme, ont commencé à être usés, donnant l’impression aux Français que ce n’était plus là que se passait le débat.
    On a alors observé, deuxième facteur lourd de la crise démocratique, des phénomènes de retrait des Français vis-à-vis des grandes catégories et organisations qui jusque-là donnaient sens au débat démocratique.
    Enfin, le monde politique lui-même a eu du mal à se renouveler et à s’adapter aux grands enjeux du monde. La construction européenne, ainsi que la globalisation économique, culturelle, sociale ont provoqué un malaise de la politique démocratique nationale et des clivages au sein même des partis. En 2005, le parti socialiste a éclaté en deux sur l’attitude à adopter par rapport au traité constitutionnel européen. Au sein de la droite existent aussi des clivages européens.

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    Le traité de Lisbonne de 2008, contournant le résultat du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen a constitué, selon l’intellectuel Michel Onfray, une « rupture du contrat social ». Pensez-vous que ce moment où la technocratie a primé sur la démocratie permet de comprendre l’ampleur de la contestation de la légitimité du pouvoir ?

    La défiance préexistait à la rupture de 2005. Néanmoins, la décision majoritaire de refus du traité constitutionnel européen, suivie quelques mois plus tard par une opération vécue comme une opération de contournement a creusé le fossé entre représentés et représentants. Cette tension entre la majorité du peuple qui s’est prononcée par référendum et une technocratie qui va tenter de contourner le verdict des urnes n’est pas la seule. En 2005, les catégories politiques traditionnelles qui donnaient sens au combat politique depuis des générations ont volé en éclats. De nombreux électeurs sont sortis du clivage gauche-droite. Des électeurs de gauche, centre, droite ont voté « oui ». Des électeurs de gauche, de droite, de droite extrême ont voté « non ». Des communistes et des électeurs de Front National se sont retrouvés dans le « non ».

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    La défiance anti élites est-elle à votre avis globale ou particulièrement érigée contre les technocrates producteurs de normes et perçus comme étant hors sol, déconnectés de la vie quotidienne des gens ?

    La crise des élites est générale. Les politiques s’en prennent « plein les dents » mais les enquêtes montrent que toutes les élites sont contestées : les dirigeants économiques, ceux des grandes organisations verticales syndicales et religieuses, les intellectuels, les experts mais également le pouvoir technocratique.

    Mais je suis frappé de voir que remonte, derrière la contestation des élites, celle d’un système de pouvoir français dans lequel la technocratie d’État est extrêmement puissante, quel que soit le pouvoir élu. Le pouvoir change mais le pouvoir technocratique en tant que tel demeure. La contestation actuelle est particulièrement vigoureuse à l’égard de ce système technocratique. On a l’impression que le peuple se prononce, s’exprime mais qu’il n’y a pas de véritable suivi en raison de la permanence technocratique qui constitue l’alpha et l’oméga du système de pouvoir. Oui, nous sommes entrés dans une phase de contestation assez profonde de ces élites technocratiques. Cela pose la question du système de formation des élites du pouvoir en France.

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    L’ENA est souvent critiquée, mais Sciences Po, qui en est un peu l’antichambre, est décrite par ses détracteurs comme une usine à clones libéraux-libertaires, bons petits soldats du libéralisme et de la mondialisation dépourvus d’esprit critique.

    Sciences Po est bien autre chose qu’une antichambre de l’ENA. L’immense majorité de nos étudiants, depuis des décennies, va vers d’autres horizons que ceux de l’ENA.

    L’homogénéité de la formation que l’on prête à Sciences Po est une lubie. Au contraire, Sciences Po reste un lieu universitaire dans lequel il y a une grande diversité d’approches et de paradigmes présentée à nos étudiants en matière d’économie, de science politique, d’histoire, de sociologie, de droit. Il n’y a pas de pensée unique. C’est un fantasme. Il suffit d’examiner le profil des intervenants en sciences économiques, qu’il s’agisse de Yann Algan, auteur de « La fabrique de la défiance… et comment s’en sortir » ou de Jacques Généreux qui fut conseiller de Jean-Luc Mélenchon ou d’autres dont les approches sont plus libérales.

    Mais, vis-à-vis de Sciences Po comme de bien d’autres institutions, en ce moment, les fantasmes fonctionnent bien et les condamnations se contentent de stéréotypes. Si tant d’étudiants viennent à Sciences Po, c’est qu’ils sentent qu’il y a une grande liberté intellectuelle et un assez grand pluralisme.

    Vous-même faites partie de l’élite intellectuelle et enseignez dans un établissement élitiste où étudient de bons élèves. Vous traverse-t-il l’esprit que dans un tel environnement, il est possible de perdre contact avec le reste du pays ?

    Bien sûr, cela traverse l’esprit de tout le monde et particulièrement de ceux dont le métier est la formation des jeunes.
    Avant d’être professeur à Sciences Po à la fin des années 1980, j’ai été professeur à l’université Pierre Mendès France à Grenoble, et à François Rabelais à Tours. Mon expérience d’enseignant n’est pas uniquement liée à Sciences Po.
    J’ai toujours conçu mon métier comme un métier d’ouverture. Je fais de la formation permanente. J’enseigne ailleurs qu’à Sciences Po. Je fais de multiples conférences pour le tissu associatif ou syndical. Je ne reste pas dans ma bulle parisienne, rue Saint-Guillaume.
    Je considère qu’un professeur ne doit pas seulement parler à ses élèves et au monde universitaire mais doit s’adresser à l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai jamais considéré que les médias étaient un ennemi de la fonction intellectuelle mais pouvait être au contraire un vecteur essentiel pour l’animation du débat intellectuel et du débat politique.
    Il faut remettre en cause sa pédagogie, nourrir sa recherche sans arrêt des dernières lectures et recherches importantes en France et à l’étranger, aller s’irriguer auprès de pédagogies étrangères extrêmement différentes de la pédagogie française. Depuis quinze ans, je vais chaque été aux États-Unis, dans un collège du Vermont. L’enseignement y fonctionne par petits groupes, avec une pédagogie horizontale, où l’on mélange des approches universitaires avec celles de grands professionnels. Cela se retrouve à Sciences Po avec des enseignants universitaires mais aussi du monde de l’entreprise, des administrations, des syndicats, du monde de la presse, de la communication.

    On ne peut pas s’endormir sur des habitudes professionnelles du passé. Il faut rester extrêmement vigilant. A cet égard, Sciences Po n’a pas à rougir. En matière d’innovation pédagogique, de liens avec le monde de la recherche, d’ouverture sur les mondes de l’économie, de la communication, de l’international, c’est un pôle universitaire qui en France est en avance plutôt qu’en retard.

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    Sommes-nous en train de vivre une révolution ?

    Une révolution je ne sais pas, mais un moment clé et un moment de rupture, oui, je le crois.
    En 1789, tout avait commencé par les cahiers de doléances et la tenue des États Généraux, et cela a débouché sur un processus révolutionnaire, mais comparaison n’est pas raison. Je me méfie de ces raccourcis car nous ne sommes pas en monarchie absolue, la démocratie existe en France, même si elle est imparfaite, il existe une forte culture civique et démocratique.
    Les gens veulent-ils une révolution ? On ne le sent pas en tant que tel. Il n’y a pas de demande de processus révolutionnaire dans les auxquels nous assistons mais une demande de changements forts et d’inflexions fortes.

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    Mercredi 3 avril 2019 à 19h00 Pascal Perrineau donnera une conférence à Montpellier (hôtel Mercure Montpellier Centre Comédie) : “Réflexions sur le grand débat national. Une vue de l’intérieur”

    Une inscription et une participation vous sont demandées à l’avance pour participer aux frais :

    Je m’inscris : Conférence + cocktail : 20 euros 

    https://www.sciences-po.asso.fr/gene/main.php?base=326&id=8492

    Je m’inscris : Conférence seule : 8 euros

    https://www.sciences-po.asso.fr/gene/main.php?base=326&id=8491#

    Lire aussi, sur le site de Sciences Po :
    Fractures territoriales et sociales : portrait d’une France en morceaux

    “La propagande a été le ciment de la démocratie libérale”

    Réunion informelle mardi 12 février

    En raison de la fermeture de notre lieu de rendez-vous habituel le lundi, nous nous retrouvons mardi 12 février, à partir de 19 h :
    « Ma première cantine », dans l’immeuble « Le Nuage Philippe Starck » 769 avenue Raymond Dugrand à Montpellier (Tram Port Marianne ou Picasso).

    Réunion importante: nous discuterons les orientations de notre groupe, vos souhaits et propositions. Vous recevrez cette semaine un sondage pour y exprimer vos préférence de lieux, d’horaires, de thèmes.

    L’horaire n’est pas “de rigueur”, chacun passe selon son temps disponible. Dans la pratique, les réunions peuvent durer jusqu’à 23h.

    Marc Daniel

    PES 1988 et DEA d’histoire du XXe siècle

    Marc Daniel, secrétaire général de l'orchestre national Montpellier Occitanie, diplômé Sciences Po Paris 1988

    Carte de visite :
    Secrétaire général de l’opéra orchestre national Montpellier Occitanie depuis 2018 (205 salariés permanents, budget de 22 millions d’euros).
    marc.daniel@oonm.fr
    Centres d’intérêt : L’histoire et l’art, en particulier l’opéra, la musique vocale, les arts plastiques et le cinéma.
    Livre de chevet : « Une vie de Rossini » de Stendhal.
    Film de chevet : « Le guépard » de Luchino Visconti.
    Citation fétiche : « Nobody’s perfect ! », qui conclut le film de Billy Wilder « Certains l’aiment chaud » et « Il n’est de richesse que d’hommes » de Jean Bodin.

    Continuer la lecture de « Marc Daniel »

    Une visite unique de l’opéra

    Valérie Chevalier, directrice de l'opéra de Montpellier, relate son parcours personnel et expose les grandes lignes de sa mission.
    Valérie Chevalier, directrice de l’opéra de Montpellier, relate son parcours et expose les grandes lignes de sa mission.

    Gabriel Helayel, directeur technique de l’opéra de Montpellier, guide les groupes sur la scène et communique sa passion du spectacle.

    Marc Daniel, secrétaire général de l’opéra de Montpellier, diplômé de Sciences Po, expose le volet “recherche de mécénat” de sa mission.

    “La grille” au dessus de la scène de l’opéra Comédie rénové en 2012.

    Les rideaux derrière le rideau rouge.

     

    Programme de mécénat

    Les coulisses de l’opéra Comédie avec Valérie Chevalier et Marc Daniel

    Valérie Chevalier, directrice générale de l’opéra de Montpellier et Marc Daniel, secrétaire général de l’opéra (Sciences Po Paris) nous convient à une visite de l’opéra Comédie de Montpellier le jeudi 20 décembre.

    Programme :
    19h00 : accueil à l’opéra Comédie;
    19h15 : visite guidée du bâtiment, du plateau et des décors;
    20h15 : présentation du projet artistique de l’Opéra Orchestre National par Valérie Chevalier, directrice générale, présentation de la démarche de mécénat et de partenariat mise en place, par Valérie Chevalier et Marc Daniel, secrétaire général, et échanges avec les alumni ;
    21h15 : apéritif et fin de la rencontre.

    Le nombre de participants est limité (50 personnes). Merci de confirmer votre participation en vous inscrivant sur le lien doodle ci-dessous :
    https://doodle.com/poll/v2wb9esnequf2ii8

    L’opéra orchestre de Montpellier :
    https://www.opera-orchestre-montpellier.fr/

    Visite des expos de la Panacée le 5 décembre

    Dans le cadre de notre collectif alumni, Véronique Carré (Edhec) nous propose le mercredi 5 décembre à 18h30 une visite privée des expos du centre d’art contemporain la Panacée. Un médiateur nous guidera à travers les œuvres de trois artistes internationaux actuellement exposées, celles du Suédois Erik Dietman, de la Coréenne Haegue Yang, et du Bulgare Nedko Solakov.

    Inscrivez-vous auprès de Véronique

    RDV à 18h30,
    14, rue de l’école de pharmacie
    34000 Montpellier

    https://lapanacee.org/fr/erik-dietman-haegue-yang-nedko-solakov

    Quand le thé s’invite à table

    Les Sciences Po et les membres du collectif sont conviés par Nicolas (EDHEC BBA 1995) dans sa boutique fraîchement rénovée, au Palais des Thés, 37 Rue Saint-Guilhem, 34000 Montpellier, le mardi 16 octobre 2018 à partir de 20h00.

    Règles de dégustation :
    1- Déguster le thé seul
    2 – Déguster la nourriture
    3 – Faire des allers retours

    Exemples d’accords ci-dessous :

    Cocktail à base de thé Champagne au thé matcha ou champagne au thé du Hamman et virgin mojito jardin anglais

    **************
    Entrée : foie gras avec bourgeons de Yunnan premium

    **************
    Plat : sushi poisson avec Sencha ariake

    **************
    Assiette de fromages:
    DONG DING et chèvre frais
    Bancha Hojicha et pont l’évêque
    Fromage de brebis et Butterfly of Taiwan
    Cantal vieux et Pu erh impérial

    ***************
    Dessert : Moelleux au chocolat et perles de jasmin
    truffes aux chocolat et Jukro

    Le nombre de places est limité à 40.
    Dernier délai d’inscription le vendredi 12 octobre.
    25€ par personne à régler sur place

    Vous pouvez vous inscrire par mail auprès de Chloé Perreau.

    “Visa pour l’image” – 15 septembre


    Le festival de photojournalisme “Visa pour l’image”
    se termine le 16 septembre à Perpignan. Je propose aux curieux et aux passionnés de photos et d’actualité de se retrouver le samedi 15 septembre à 11h00 au couvent des Minimes à l’exposition de Miquel Dewever-Plana :
    “Bolivie : Pour tout l’argent de Potosí”
    24, rue Rabelais
    66000 Perpignan

    Les expositions sont gratuites et ouvertes de 10h à 20h. Nous pourrons, chacun(e) à notre gré, en découvrir d’autres.

    Pour les Montpellierains qui viendront en train, les horaires optimaux sont les suivants :
    Aller 7h50 – 9h40 ou 8h50 – 10h40
    Retour 19h20 – 21h10

    Françoise Bougenot
    +33648938946

    RDV aux “afterwork”

    Les rencontres “afterwork” reprennent le lundi 10 septembre 2018, dans le format qui a fait ses preuves la saison dernière. Un seul changement, il s’agit maintenant du 2e lundi de chaque mois, plus pratique pour septembre et janvier.

    Nous nous retrouvons donc à partir de 19h:
    « Aux Grands Enfants »
    , dans l’immeuble « Le Nuage Philippe Starck » 769 avenue Raymond Dugrand à Montpellier (Tram Port Marianne ou Picasso).
    Pas d’inscription, “venez comme vous êtes”.

    S’engager comme tuteur au sein de l’association Article 1 : réunion d’info le 19 juin 2018

    Les Alumni Sciences Po sont conviés le mardi 19 juin de 18h30 à 20h00 à Montpellier SupAgro (2 Place Pierre Viala, 34000 Montpellier) à une réunion le tutorat bénévole proposé par l’association Article 1 (ex Passeport Avenir). L’association présentera le programme. Des tuteurs et des étudiants témoigneront.

    39 étudiants accompagnés sur 80 demandes : un projet concret et “citoyen”
    Cette association nationale a une implantation à Montpellier et lutte pour l’égalité des chances des étudiants. Elle accompagne, avec les entreprises et les établissements scolaires, des jeunes de milieu modeste dans leur parcours scolaire & professionnel. Elle leur propose un programme de tutorat auquel participe Dominique Doineau (HEC) depuis deux ans, aux côtés d’une quinzaine d’autres Alumni Grandes Ecoles de la région de Montpellier.

    Témoignage de Dominique Doineau, membre du Collectif Alumni Grandes Ecoles Occitanie : “Nous sommes chacun tuteur bénévole d’un étudiant de prépa HEC, prépa scientifique, Montpellier Business School, Sup Agro, Polytech etc. que nous accompagnons dans leur parcours, à notre rythme. Nous avons ainsi rejoint dans l’aventure des tuteurs venant de différentes entreprises comme Orange, la SNCF etc. Cette année,  l’association a réussi à accompagner 39 étudiants en Languedoc- Roussillon sur près de 80 demandes. L’association se charge du recrutement des étudiants et des tuteurs bénévoles, ainsi que de la formation des tuteurs. Elle organise des points de rendez-vous/informations entre tuteurs et étudiants sur différents thèmes comme les échanges internationaux, les métiers. Les retours, tant des étudiants que des tuteurs et de l’association, sont très positifs.”

    Le mode de recrutement des tuteurs évolue
    Il n’est plus nécessaire d’être membre d’une entreprise partenaire de l’association Article 1 pour endosser le rôle de tuteur. Il est possible de s’engager à titre personnel. Si dans votre entourage , vous avez des connaissances intéressées, invitez-les à participer à notre réunion d’information le mardi 19 juin.

    Merci de confirmer votre présence et celle de vos accompagnants en remplissant le dooddle suivant :
    https://doodle.com/poll/xmqiqzy5dip23nih

    Horaire : de 18h30 à 20h00
    Lieu : Montpellier SupAgro, 2 Place Pierre Viala, 34000 Montpellier / salle 9/106

    Déroulé de la réunion
    Mot d’accueil (5 mn) : Jérôme Thonnat, Montpellier SupAgro
    · Introduction (5 mn) : Frédérique Doineau, HEC Alumni
    · Présentation Article 1 : Mission Parrainage (30 mn) par Xavier LAFUE et Patricia VEYRON
    · Témoignages de tuteurs et étudiants : Questions – Réponses (30 mn)
    · Collation, échanges informels

    Contacts :
    Frédérique Doineau – Alumni HEC Languedoc-Roussillon
    +33684993483
    Frederique.doineau@fr.ey.com

    Patricia Veyron – Antenne Régionale Languedoc Roussillon d’Article 1
    patricia.veyron@article-1.eu
    +33671573547
    Orange/DO SUD, 36 ter avenue Saint Lazare, 34000 Montpellier